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samedi, 12 novembre 2011

Canal de la Garonne : un peu d'histoire

carte-avant.gifLe rêve était de relier l’Atlantique à la Méditerranée afin de permettre le transport des marchandises…en creusant ce canal de 193 km de long…

avant le canal

Lorsque Pierre-Paul Riquet acheva en 1681 le canal du Midi entre Sète et Toulouse, il avait l’idée de continuer le canal en direction de l’Atlantique. Cependant, Louis XIV ayant vidé les caisses du royaume, le projet fut rapidement abandonné, faute de moyens.

Pendant encore près de deux siècles, pour pouvoir acheminer les marchandises de Toulouse jusqu’à Bordeaux, on se contentera du fleuve « Garonne », malgré la navigation si périlleuse, car pour parcourir la distance de Toulouse à Bordeaux en aller-retour il faut en moyenne vingt jours.

Et, quand en raison des crues du fleuve, de la sècheresse… le fleuve « Garonne » n’étant pas navigable, la liaison entre l’océan Atlantique et la mer méditerranée se faisait le long des côtes espagnoles, en passant par le détroit de Gibraltar. Ce périple, long de plus de trois mille kilomètres, obligeait les navigateurs à braver les tempêtes et les attaques barbaresques.

Malgré toutes ces difficultés, le transport fluvial dans le sud-ouest de la France va rester dans ces conditions de fonctionnement jusqu’au début du 19e siècle.

la construction

travailleur.jpgAvec la révolution industrielle, la prise de conscience d’une nécessaire optimisation du transport relance l’idée de la construction d’un canal du Midi capable d’assurer la liaison entre la mer Méditerranée et l’océan Atlantique.

L’inauguration de la seconde partie du canal du Midi « côté Atlantique » eut lieu en 1856. Cette seconde partie traverse le sud-ouest de la France et longe sur 193 km le fleuve « Garonne ».Le canal du Midi « côté Atlantique » ou canal de la Garonne se compose de nombreux ouvrages remarquables, dont 53 écluses et sept ponts-canaux. Il prolonge les 240 km du « canal du midi méditerranée pour en faire une voie navigable de 433 km. 45000 arbres furent plantés sur les déblais à l’origine (250 000 aujourd’hui).

Une vocation économique :

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 La vocation du Canal du Midi et du Canal Latéral à la Garonne était d’ordre économique, spécialement pour le transport des marchandises.

Aujourd’hui seules 4 péniches à ce jour circulent sur le Canal Latéral à la Garonne où les écluses ont été portées à 40 mètres par le plan Freycinet. Elles font un trafic de 53000 tonnes par an de céréales et de produits pétroliers, en chargeant jusqu’à 250 tonnes par péniche.

Depuis la fin des années 80, le trafic sur la partie Canal du Midi a totalement cessé. Les derniers transports concernaient le vin de Narbonne à destination de Bordeaux et représentait 1 000 tonnes pour 1989.

Halage-fde84.jpgDepuis les années 70, une nouvelle vocation :

  • Le transport d’eau agricole pour l’irrigation :

L’eau d’irrigation: près de 40 000 ha de surface de terre agricole dépendent de l’irrigation par le Canal des Deux Mers. En raison de cela, les terres sont valorisées de 250 à 550 € l’hectare. La valorisation des hectares de terre irrigués est estimée à 12 M.€.

 

  • Le tourisme fluvial :1984_mini.jpg

Plus de la moitié de l’activité de tourisme fluvial est concerné par la location de bateaux.
Près de 1000 bateaux font le transit Océan-Méditerranée chaque année, les bateaux de mer sont peu nombreux à faire une croisière, pas plus d’une cinquantaine par an. Le trafic de Fonserannes à Portiragnes atteint 9000 passages par an.
Les house-boats, au nombre de 450 sont loués aux vacanciers par 13 sociétés et permettent une croisière de plusieurs jours, de 4 à 12 personnes.

Les bateaux pour passagers, conduits par des professionnels proposent des prestations diverses: Péniche hôtel, hébergement complet, toutes prestations comprises. Bateau restaurant, où le temps d’un repas est le temps d’une promenade. Bateau promenade, avec sièges confortables et vue panoramique. Bateau collectif avec dortoir, à vocation du tourisme associatif et comité d’entreprise.

1996 : Inscription au patrimoine mondial de l’humanité :

Sont inscrits au titre de ce patrimoine l’œuvre initiale de Pierre-Paul Riquet : Le Canal entre Toulouse et l’étang de Thau, le seuil de Naurouze et le système d’alimentation, et tous les ouvrages datant de cette première période.

Ce classement rappelle à chacun le devoir d’entretenir et de garder pérenne une œuvre qui, façonnée par l’homme, a par sa construction modifié considérablement l’environnement et le devenir de l’humanité.

Le classement au Patrimoine de l’humanité par l’UNESCO implique que l’ouvrage doit rester en bon état et poursuivre ses activités.

Cette inscription a donné lieu au classement immédiat du Canal du Midi aux monuments historiques de France.

De ce fait, aujourd’hui il n’y a plus de possibilité d’espérer mettre à la norme européenne de 38.50 m les écluses comprises entre Baziège et Béziers.
Donc plus aucune possibilité d’utiliser le Canal du Midi aux péniches de transport afin de joindre la Méditerranée à l’Atlantique. Voie d’eau morte au transport elle est ouverte définitivement qu’au tourisme et aux bateaux de location dont le tirant d’eau n’excède pas 0.60 cm .

La conséquence très fâcheuse de cette nouvelle donne est que l’envasement du Canal du Midi est irrémédiable. En effet, ce sont les grosses péniches marchandes avec leurs 1.50 à 1.70 m de tirant d’eau qui ont pendant trois décennies protégé le Canal du Midi de l’envasement.

L’avenir du canal :

En France, le tourisme fluvial s’affirme comme un phénomène touristique.
Le Canal des Deux Mers constitue un patrimoine de première importance et grâce à lui, nos régions et leurs départements peuvent et doivent devenir un des phares du tourisme français.
Les voies navigables de France ont entrepris des réfections et la valorisation du canal, avec le soutien financier des régions, des départements et de l’état. Pour les cinq dernières années, entre autres, un budget de 39 Millions d’€ qui a été consacré à la réhabilitation du Canal des Deux Mers, apporté par les trois régions Aquitaine, Languedoc Roussillon et Midi-Pyrénées.
Un comité inter régional a vu le jour afin d’élaborer une politique commune de mise en valeur touristique du Canal des Deux Mers et de ses abords.

Les atouts du Canal sont de taille :
Un climat particulièrement ensoleillé, des régions aux paysages agréables et diversifiés, un patrimoine riche à découvrir, une gastronomie des plus savoureuses, le repos paisible assuré sous l’ombrage des 200 000 arbres qui le bordent, véritable cure de récupération psychique et mentale!

Le Canal des Deux Mers sait plaire et être porteur de l’image de la France à l’étranger.
Ses riverains ont tout à gagner en sachant développer en ses abords, les activités porteuses d’un devenir prometteur.

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Il est désormais possible de relier l’océan Atlantique à la mer Méditerranée non seulement en bateau, mais également en vélo en empruntant successivement et sur une distance supérieure à 500 km :

la voie verte
le chemin de halage
la vélo route

L’itinéraire qui longe le canal du Midi sur environ 400 km permet de manière très agréable, à pied ou à vélo et à son rythme, de découvrir ou de redécouvrir des sites prestigieux, des paysages de qualité, mais aussi d’accéder à des lieux un peu oubliés, aussi préservés que pittoresques…. de faire des rencontres avec les gens du pays.

  • La voie verte

Une voie verte est une route exclusivement réservée à la circulation des piétons et des véhicules non motorisés (vélos, rollers, trottinettes…).

Les voitures, les mobylettes, les motos, les quads, les tracteurs et tous véhicules à moteur y sont strictement interdits de circulation, de stationnement et d’arrêt.

Dans le cadre du tourisme, des loisirs et des déplacements de la population locale, une voie verte doit être : accessible au plus grand nombre, sans grande exigence physique et sécurisée.
Facile d’accès : la pente, faible ou nulle, permet l’utilisation par tous les types d’usagers, y compris les personnes à mobilité réduite.
Sécurisé : grâce à sa séparation physique des routes fréquentées par les engins motorisés (voitures, motos…).
Respectueuse de l’environnement, de la culture et du patrimoine des lieux traversés.

  • Le chemin de halage

Le chemin de halage est situé le long de la berge du canal du Midi pour, à l’origine, permettre à des attelages de remorquer par câble un bateau circulant dans le canal. Pour les vélos, le revêtement des chemins de halage est assez inégal, certains secteurs sont très roulants d’autres plus accidentés peuvent conduire à mettre pied à terre.

Les Voies Navigables de France qui sont gestionnaires du chemin de halage tolèrent la fréquentation des vélos, mais il est souhaitable de demander au préalable l’autorisation d’y circuler notamment pour les groupes de cyclotouristes. Cette demande se fait par écrit à Voies Navigables de France à Toulouse.

  • La véloroute

La véloroute est un itinéraire cyclable jalonné, mais qui emprunte les routes « partagées », c’est-à-dire fréquentées par les véhicules motorisés (voiture, moto…).

Cependant, une Véloroute veille à privilégier les petites routes tranquilles dans un environnement agréable et en évitant les dénivelés excessifs.

Pour en savoir plus :

http://www.canal-et-voie-verte.com/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Canal_de_Garonne

http://www.canaldegaronne.com/

http://www.canal-du-midi.org/fr/

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