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mardi, 05 avril 2016

Fabriquer sa lessive

C'est simple, économique, écologique...!

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Comme d'habitude, ça permet de préserver ma santé (j'évite les méchants produits chimiques), mon porte monnaie (c'est vraiment économique) et la planète (c'est à base de produits naturels, biodégradable et ça évite de faire appel aux fabriquants chimiques avec les conséquences que l'on sait...et c'est sans emballage!).

C'est super simple :

Pour 1l de lessive il vous faut :

  • 50gr de savon de marseille (ou savon d'alep) râpé (ou en copeaux)
  • 3 cuillérées à soupe de bicarbonate de soude
  • 1l d'eau
  • 40 à 50 gouttes d'huile essentielle au choix (facultatif)

Faire chauffer l'eau, puis y mettre le savon, remuer au fouet pour le faire fondre et ajouter le bicarbonate.

Je place le liquide encore tiède dans le mixer et je mixe régulièrement jusqu'à refroidissement. Une fois froid, je mixe encore, je rajoute de l'eau si c'est trop pâteux...et une fois la texture souhaitée obtenue, je verse dans des bouteilles vides ! (avec des étiquettes pour le mari qui s'y perd un peu dans mes potions magiques!)

Pour chaque lessive, 1 à 2 cuillérées à soupe dans le bac à lessive de ma machine à laver, et c'est parti !

En guise d'assouplissant, je mets dans le bas à assouplissant du vinaigre blanc auquel j'ajoute 15 gouttes d'huille essentielle au choix (j'aime bien lavandin) pour la bonne odeur de propre.

C'est juste parfait !!!

Au début, j'ai eu des traces blanches sur le linge foncé...zut ! J'ai fini par comprendre que je mettais trop de lessive...j'ai diminué les doses et utilisé à chaque fois mon adoucissant maison...c'est parfait !

Comme déttachant avant lavage, j'utilise tout simplement du savon de Marseille : il suffit de frotter les tâches avec avant de mettre le linge à la machine...le résultat est impeccable !

 

 

dimanche, 03 août 2014

Enfin...les tomates !

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Enfin les voilà !

Je vous en parlais la semaine dernière...tout est en retard cette année : en ce début de mois d'août, pile le week end où les juillettistes bronzés s'en retournent dans les brumes du grand nord et laissent la place sur nos plages aux aoutiens tout blancs (tiens, il fait beau aujourd'hui...demain ils seront cramoisis à coup sûr!)...il nous aura fallu attendre ce début août, donc, pour voir nos tomates prendre une jolie couleur...mais ça y est !

On va bientôt se régaler !!!

 

 

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Et pendant ce temps là,les courgettes n'en finissent pas de nous donner des fleurs...à ramasser le matin, bien ouvertes...et manger en beignets !

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Plaisirs d'été !

Attaque de pucerons chez les haricots : savon noir à la rescousse !!!

Heureusement que je les surveille de près...hier soir, je cherchais des haricots à ramasser et qu'est-ce que je découvre ? Une colonie de pucerons entrain de s'installer....argh !

J'aime bien les insectes, ils sont nos auxiliaires au jardin...mais là...NON!

Heureusement, il existe des solutions naturelles, simples et peu onéreuses de les combattre.

Voici mon arme :

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Savon noir et alcool ménager !

Pour moins de 10€, vous en aurez 1l de chaque...il suffit de mélanger 5 cuil à soupe de savon noir et autant d'alcool à 1l d'eau et pulvériser...ça marche super bien !!!

Au rayon de votre jardinerie préférée, vous trouverez des produits "utilisables en agriculture biologique" dont la composition est exactement similaire...il vous en coûtera le même prix pour un flacon de 75cl...c'est l'eau que vous paierez alors très très cher ! En faisant vous-même la préparation, vous ferez vraiment des économies...et puis vous aurez à la maison du savon noir et de l'alcool ménager...profitez-en pour en découvrir les différents usages...ils remplaceront facilement vos produits ménager habituels ! Avec du vinaigre blanc, du savon noir et de l'alcool...on peut quasiment tout nettoyer à la maison, pour un coût minime et un impact modéré sur l'environnement ! Pensez-y !

Et pour mes pucerons : le traitement a été radical : ce matin, ils ont tous disparu !

 

lundi, 28 juillet 2014

Mon tout petit potager en Juillet

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Voici ma récolte du jour avec mon micro-potager de terrasse ! Trop contente !

C'est peu de choses, mais quand même, juste dans des bacs sur la terrasse...je trouve que c'est déjà pas mal ! Je n'aurais jamais cru que ça pousse si bien !

P1030691-.jpgTomates et courgettes "des toits", comme je les appelle, se portent bien.

Le mois de Juillet n'a pas été beau cette année...des orages presque tous les soirs qui ont rafraîchi la température...pour notre plus grand plaisir, nous évitant ainsi les grosses chaleurs...mais du coup, tout est en retard...les tomates sont toujours vertes...il faudra attendre encore un peu pour les déguster !

On a récolté quelques courgettes déjà...et surtout des fleurs : plusieurs pas jour que je congèle en attendant d'en avoir assez pour nous en régaler !

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Oui les fleurs de courgette se congèlent très bien : j'enlève le pistil et la queue et les mets tel quel au congélateur. Quand j'en ai suffisamment, je les sors et les plonge sans les décongeler dans la pâte à beignets...c'est délicieux !

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Do côté des tomates cerises, on en a mangé 3 ! Après une longue pause, le pied repart avec plein de nouvelles fleurs...qui promettent une belle récolte d'ici quelques semaines !

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Les aromatiques, en pleine forme aussi : 2ième récolte de radis, persil, thym citron, origan...et surtout salades à couper...on se régale.

Au premier plan, des semis de nouvelles salades (je crois que j'ai semé un peu tard...on va avoir un "trou" entre la fin des précédentes et celles-ci...tant pis...on ne les appréciera que mieux!)

Semis d’œillets d'inde aussi, qui ne fleurissent toujours pas !

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Du côté des haricots...c'est un peu comme pour les fleurs de courgettes : je récolte une poignée tous les 2 jours...et je les congèle en attendant d'en avoir assez !

 

Comme prévu, il partent à l'assaut de la rambarde de la terrasse.

 

 

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Et sur l'autre terrasse, moins bien exposée, pas encore de haricots, mais ça ne devrait pas tarder !

 

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Enfin, juste pour le plaisir des yeux, quelques fleurs, capucines et diverses plantes mellifères que j'avais semé pour attirer les insectes, auxiliaires du jardin : ça marche très bien d'ailleurs !

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Un vrai petit paradis ce "jardin" sur les toits !

On en a de la chance !!!

 

 

jeudi, 26 juin 2014

Crumble au four micro-ondes combiné

De retour depuis peu dans ma maison, je ne suis pas encore très bien installée...j'ai peu d'ustensiles et pas encore de vrai four...!

On m'a passé un micro-onde qui fait grill et four...avec lequel je ne saivais pas trop bien quoi faire, à part réchauffer ou décongeler...!

Et puis je me suis lancée : c'est top pour les crumbles !!!

Il suffit de mettre les fruits (pommes, abricots, fruits rouges, etc.) dans un plat allant au four, parsemer de petits morceaux de beurre et sucrer, de les faire cuire au micro-onde (le temps dépend des fruits et de la puissance de votre four)

Pendant ce temps, je prépare la patte : 125gr de farine, autant de beurre et du sucre...la patte doit être très sableuse et se décomposer genre chapelure.

Une fois les fruits cuits, il suffit de mettre la patte dessus et de faire gratiner au grill !

C'est délicieux !

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l'image n'est pas de moi (voir l'original)

mercredi, 25 juin 2014

Mon potager, 4 semaines après la plantation

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Vous vous souvenez de cette image ? Je venais d'acheter mes plants...et j'étais toute contente de les planter ! C'était il y a 4 semaines seulement, et voilà comment ils sont aujourd'hui :

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Courgettes et tomates se portent à merveille ! Je n'aurais jamais cru obtenir de si bons résultats en pot et sur une terrasse. Il est vrai que la terrasse est très bien exposée...un peu trop même...je veille à beaucoup les arroser parce qu'il y fait vraiment très chaud !

Déjà, les futures récoltes pointent le bout de leur nez :

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Du côté des salades et des radis, on n'est pas en reste : 2 salades prêtes à être ramassées...j'en ai replanté 4 (je n'ai toujours pas trouvé le temps de faire mes semis)...et la première tournée de radis est prête !

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Et, une fois n'est pas coutume,

et avec la complicité de mon petit mari,

me voici dans mon jardin suspendu entrain de rédiger cet article !

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mardi, 24 juin 2014

Jardinières en bois de récup'

Comme vous sans doute, quand 'ai commencé mon potager de terrasse, j'ai vu ces jolis bacs en bois qui font tellement envie ! Et puis j'ai regardé les prix...oups!

L'occasion s'est présentée de récupérer du bois : il s'agit d'une ancienne terrasse...des lattes de bois exotique, donc ! Parfait pour fabriquer de jolis bacs pour mon potager !

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Il restait à faire les plans...on trouve très facilement tout ça sur le net !

P1140509.JPGEn plus du bois, il faut : des tasseaux, des vis, une perceuse, une visseuse et une scie, un mètre et un crayon ! Mon cher et tendre s'est occupé des découpes, et j'ai percé, vissé et monté les bacs ! C'est très facile, même pour moi qui ne suis pas experte en bricolages !

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Et voilà le résultat !

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Ce bois étant "imputrescible", j'ai choisi de ne pas mettre de bâche à l'intérieur. Des trous au fond pour permettre à l'eau de s'écouler :

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Un lit de billes d'argile pour drainer :

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Je l'ai simplement recouvert de 2 épaisseurs de voile d'hivernage (c'est ce que j'avais sous la main, mais on utilise habituellement du feutre!) pour éviter que la terre ne vienne colmater le drain.

Quelques sacs de terreau potager bio plus tard, voilà le résultat :

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Courgettes, salades et tomates ont été délicatement rempotés !

Ils ont bien supporté le déménagement

et vont sans doute se trouver bien plus à l'aise dans des grands bacs !

 

Et puis voici une nouvelle vie pour ce bois qui était destiné à la décharge

et une jolie déco pour notre terrasse !!!

 

samedi, 14 juin 2014

Un peu de soin et beaucoup d'amour...pour les citronniers !

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Il n'y a pas que la maison qui était en mauvais état...! Sur la terrasse, j'ai trouvé 2 citronniers presque morts...

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L'un d'eux ne donnait plus signe de vie...et l'autre avait franchement mauvaise mine !

Une petite taille, un peu d'engrais naturel, des arrosages réguliers et surtout des caresses et des mots doux...et ils ont peu à peu repris goût à la vie :

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Braves petits !

Et après quelques semaines de bons soins...

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Ils sont en pleine forme...!

En plein soleil toute la journée avec la chaleur qu'il fait depuis une semaine : ils adorent !

Et le secret, vous savez ce que c'est ?

C'est l'amour, bien sûr !!!

jeudi, 12 juin 2014

Une maison...un jardin !

Pour ceux qui nous suivent régulièrement...vous savez que depuis octobre 2011, nous étions nomades : 2 ans 1/2 en camping car...avec des pauses l'hiver, dans l'Océan Indien en 2011, en Bretagne en 2012 et dans le Tarn en 2013...et le reste du temps, en voyage dans notre petite maison à roulettes, la Val'Pat'Mobile !

Non que nous soyons lassés des voyages ni du camping car...mais nous ressentions depuis quelques temps déjà, le besoin de "nous poser entre 2 voyages"...avoir un chez nous où nous ressourcer avant de mieux repartir. Ce printemps, l'occasion s'est présentée...nous n'avons pas vraiment eu le choix : nos locataires sont partis, nous laissant beaucoup de travaux à faire...et nous sommes rentrés pour faire les travaux. Nous avons retrouvé notre maison de village dans les Alpes Maritimes...nous la remettons en état, et, presque malgré nous, nous y faisons notre nid...pour un temps !

Pas de jardin dans cette maison pleine de charme et destinée à être louée en saison et constituer une résidence secondaire pour nous. Rapidement, nous avons compris que nous ne pourrions pas la louer cet été parce qu'il y a trop de travaux à faire...et puisque nous allons rester un peu...je profite de la terrasse où j'ai implanté un mini-potager ! L'occasion pour moi d'expérimenter le "potager de balcon" !

 

  • Etape 1 : je suis arrivée trop tard pour faire les semis...et puis on a trop de boulot avec les travaux...tant pis, pour cette année, j'achète mes plants : 2 pieds de tomates, 2 courgettes, des aromatiques...et des graines de haricots à rame que je compte bien faire grimper sur la terrasse !

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  • Etape 2 : trouver dans quoi planter sans me ruiner : j'utilise ce qu'il y a ici...et je m'essaie à la culture en sacs :

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J'utilise tous les endroits possibles : cette toute petite terrasse bien ensoleillée le matin accueille les haricots...mélangés aux capucines, tournesols et autres fleurs...

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En quelques heures seulement, voilà mon jardin planté. J'ai mélangé légumes et fleurs...je suis tellement contente, la matin, de pouvoir prendre mon café sur ma "terrasse-jardin" !

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mardi, 03 juin 2014

Une nouvelle vie pour la cuisine

Nous avons récupéré la maison en très mauvais état. Nous mettons tout en œuvre pour lui donner une nouvelle vie et lui redonner une âme. Il y a beaucoup de travaux à faire !

Pour ma part, et après des jours et des jours de nettoyage et décrassage, lessivage et décapage...je m'occupe de la peinture et la déco. (bref, de ce que je sais et peux faire)

J'ai décidé d'offrir une nouvelle vie à la vieille cuisine.

 

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Mon Mc Giver de mari bricoleur (ah quel bonheur...!) a fabriqué de nouveaux caissons pour remplacer ceux qui étaient abimés et remplacé les étagères pourries. Je me suis occupée des façades...et le résultat est spectaculaire !

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Vous trouverez facilement dans les magasins de bricolage les produits pour réaliser ceci en 3 étapes et sans poncer : une sous-couche, une peinture naturelle à la caséine et enfin une cire-patine...et le tour est joué ! (cliquez ici pour accéder au site du fabriquant des produits)

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Il nous restais à fignoler : peindre la porte du fond de la même couleur que les meubles pour faire un ensemble, et fabriquer un meuble pour encastrer le frigo et faire du même coup un placard à balai...une jolie plante pour une déco vivante...et voilà !

 

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Plus sympa qu'avant n'est-ce pas ?

Du coup, en récupérant le carrelage qui était au mur derrière le frigo, on a pu carreler le côté de la plaque de cuisson :

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Au top !!!

Et encore, je ne vous ai pas montré le nouveau petit meuble au fond près de la porte avec son plan de travail carrelé lui aussi et qui finit bien...il sera tout à fait terminé dès qu'on aura acheté et encastré le four sous la plaque de cuisson : on va récupérer les portes !

vendredi, 28 février 2014

"Saveurs provençales" une boutique solidaire !

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Il suffit parfois de prendre son vélo et aller se balader juste à côté pour découvrir de chouettes initiatives...ici, c'est ce panneau qui a attiré mon regard...l'idée de "paniers"...surtout tout près d'une exploitation, cela présage souvent de choses sympa...

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"Saveurs provençales"

économie solidaire

Il n'en fallait pas plus pour que je pose mon vélo, le temps d'aller voir de plus près.

La boutique vend des légumes produits ici et tout un tas de produits transformés sur place : âte d'olives, ratatouille, confitures...

Il s'agit de la boutique de l'ESAT la bastide : des personnes en situation de handicap produisent, transforment et vendent sur place leur produits...!

Retrouvez leur site internet, et si vous passez par là, passez les voir, vous ne serez pas déçu !

Magasin "saveurs provençales"

Pull Léya (taille 4 ans)

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Et oui...encore et toujours le même modèle...en taille 4 ans et en grosse laine multicolore pour ma petite-nièce Leya cette fois ! Merci à Laure, sa maman, pour les photos !

Funky_col.51..jpgLaine Katia Funky, aiguille N°6, 2 pelotes (200gr)laine-woll-butt-miguel-noir.jpg

Laine Woll Butt Miguel noire, 1 pelote (capuche)

Échantillon:

14 mailles = 10 cm

20 rgs = 10 cm

 

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Monter 56 mailles et tricoter 6 rangs au point de riz

Continuer en jersey

Après 58 rgs, ajouter de chaque côté 42 mailles

Après 68 rgs, séparer le travail en deux

Après 78 rgs, encolure: rabattre au milieu

1x3m ; 1x2m ; 1x2m ; 1x2m ; 1x2m ;

Après 88 rgs, remettre 1x3m et 1x3m et remettre les 2 parties ensemble en ajoutant 12 mailles

Après 118 rgs, rabattre 42 mailles de chaque côté

Continuer sur 56 mailles pendant 52 rgs

Tricoter 6 rgs au point de riz et fermer souplement toutes les mailles

 

Capuche :

Monter 64 mailles et tricoter 6 rgs de point de riz

Tricoter 30 rgs de jersey puis diminuer de chaque côté 5x4m et 1x3m

Continuer pendant 34 rgs eb rabattant 1 maille de chaque côté tous les 14 rgs (2x)

Après 82 rgs, rabattre toutes les mailles souplement

 

 

 

 

lundi, 13 janvier 2014

Brassière + chaussons gris et blanc

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Une nouveau petit mec dans la famille...j'ai terminé juste à temps !!!

Brassière d'une seule pièce (parce que j'ai toujours horreur de faire les coutures!) tout en point mousse...juste parce que c'est le point qui rendait le mieux avec cette laine et puis c'est chaud et ça se tient bien !!!

Laine "cristal" blanche : 2 pelotes + 1 pelote de laine gris taupe

Aiguilles n° 4 / Echantillon : 20m = 10cm et 40 rgs = 10cm

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Commencer par un des devants. Monter 38 mailles et tricoter au point mousse:

20 rangs en gris, 16 rgs en blanc, 4 rgs en gris et continuer en blanc

Au rang 57, diminuer côté intérieur 1 m, au début du rang (1 rang sur 2, donc) : surjet simple, 22 fois

Au rang 60, ajouter 28 mailles du côté extérieur pour la manche

Rangs 93 et 95 : surjet double (2 diminutions)

A la fin des diminutions il reste 44 mailles

Faire les rangs 97 et 98 sans diminutions

Rang 99 : ajouter 2 mailles au centre

Rang 101 : ajouter 3m au centre

Rang 103 : ajouter 6 mailles au centre

Tricoter le deuxième devant de la même manière et réunir les deux parties

Continuer sur les 104 mailles restantes

Au rang 134: fermer de chaque côté les 28 mailles des manches

Continuer droit en respectant l'alternance des couleurs

Après 194 rangs, fermer souplement

Il ne reste plus que les finitions : coudre un joli bouton et faire une bride pour le passer, et tricoter une chaînette (50 mailles) pour faire un lien qui permettra de fermer à l'intérieur

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Pour les chaussons, aussi au point mousse, j'ai trouvé ce modèle, très simple à réaliser:

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lundi, 30 décembre 2013

Pull bleu pour Léo (taille 18 mois)

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Tricoté en laine Woll Butt Diégo (bleu jeans multicolore)

Aiguilles N° 5 1/2

Echantillon :

10cm = 13 mailles

5cm = 10 rangs

 

Et oui...toujours le même modèle pour ce pull d'hiver pour Léo...j'avais prévu grand (18 mois)...j'ai eu raison ! En décembre, il a seulement 9 mois mais il lui va impeccable !

Pour la laine, cela fait partie du stock que j'avais acheté et début d'été en profitant des soldes chez Buttinette. Un prix imbattable : 1,49€ la pelote de 100gr...j'en ai utilisé moins de 2 !!!

 

Pour ce modèle, je tricote toujours les manches en même temps : le devant, le dos et les manches en un seul morceau mais c'est juste parce que j'ai horreur de coudre...c'est à vous de voir !

Explications :

Devant, dos et manches:

Monter 42 mailles, faire 4 ou 6 rangs de point mousse puis tricoter en jersey.

Après 44 rangs, ajouter 30 mailles de chaque côté pour les manches et continuer (sur 102 mailles)

Après 50 rangs, séparer le travail en deux

Après 60 rangs, pour l'encolure, rabattre au milieu de chaque côté : 1x3 ; 1x2 ; 1x1 ; 1x2 ; 1x1

Après 70 rangs, tous les 2 rangs, remettre côté encolure : 1x2 mailles et 1x2 mailles

Faire le même travail sur les deux moitiés puis remettre les 2 parties ensemble en ajoutant 10 mailles

Après 96 rangs, rabattre 30 mailles de chaque côté et tricoter encore 44 rangs.

 

Pour la capuche :

Monter 60 mailles et tricoter 28 rangs (idem 4 ou 6 rangs de point mousse pour la bordure si vous le souhaitez)

Après 28 rangs, diminuer de chaque côté tous les 2 rangs : 5x4 mailles ; 1x3 mailles

Continuer pendant 34 rangs et rabattant 1 maille de chaque côté tous les 17 rangs (2x)

Après 74 rangs, rabattre toutes les mailles

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jeudi, 21 novembre 2013

Pull marin à capuche (taille 12 mois)

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tricoté en Cheval Blanc Sunny 100% coton

écru : 4 pelotes

rouge brique : 2 pelotes

Aiguilles : 3 1/2

 

 

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Echantillon:

24m = 10 cm / 32 rgs = 10 cm

 

Vous aurez sans doute reconnu le modèle...toujours mon modèle de pull à capuche iciporté par Léo à 8 mois.

Devant et dos (d'un seul morceau) :

Monter 72 mailles.

Tricoter 6 rangs de côtes 2x2 en écru, puis l'alternance écru/rouge est : 6 rgs écru/ 2rgs rouge (7 rayures rouges en tout en commençant et en terminant par écru).

Rangs 69 et 70 : "côtes plates" (côtes 2x2 mais pour éviter que ça tire je rajoute une maille endroit à chaque séquence de 2 mailles endroit : cela donne 2 mailles envers, une maille endroit + 1 augmentation endroit puis 2 mailles envers, etc...). Penser à enlever les mailles rajoutées (en tricotant 2 ensemble) au rang 71 pour retrouver 72 mailles et continuer en écru.

Rang 75 : séparer le travail en 2

Rang 91 : commencer l'encolure en rabattant côté milieu tous les deux rangs:

1x4m ; 1x3m ; 1x3m ; 1x3m ; 1x2m

Rang 107 : remettre tous les deux rangs 1x3m et 1x4m

Rang 111 : remettre les deux parties ensemble en ajoutant 16 mailles au milieu

Rang 142 : faire les deux rangs de "côtes plates" comme précédemment puis reprendre l'alternance rouge/écru

Fermer souplement au rang 213.

Manches :

Monter 48 mailles et tricoter 6 rangs en côtes 2x2. Puis même alternance rouge/écru que pour le corps avec également 7 rayures rouges.

Augmenter d'une maille de chaque côté 4 fois, aux rangs 20, 50, 55, 60 pour terminer avec 56 mailles.

Fermer souplement au rang 71.

Capuche :

Monter 106 mailles

Tricoter 6 rangs de côtes 2x2 puis toujours la même alternance rouge/écru, 5 rayures rouges en tout.

Après 46 rangs, diminuer de chaque côté tous les 2 rangs 5x7 mailles (rangs 47 à 60) et 1x6 mailles (rangs 61 et 62)

Continuer pendant 54 rangs en rabattant 1 maille de chaque côté tous les 10 rangs, 5x (aux rangs 70, 80, 90, 100, 110)

Au rang 113, rabattre souplement

 

 

 

mardi, 19 novembre 2013

Pull à capuche (taille 3 mois)

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(ici porté par Léo à 1 mois 1/2)

Tricoté en laine Basic de Mondial Tissus, aiguilles 4 1/2

Echantillon:

10 cm = 20 mailles

10cm = 28 rangs

 

Vous verrez ci-dessous que j'ai réalisé plusieurs fois ce modèle en tailles différentes...j'ai téléchargé sur internet un petit exécutable qui me permet de l'adapter à toutes les sauces : je rentre les dimensions de mon échantillon, la taille souhaitée...et le modèle s'affiche automatiquement. Je ne sais pas comment vous le transmettre...mais je vous donne ci-dessous le modèle, vous verrez, il est très simple...et fait son effet !

 

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Ici tricoté en laine peluche...en mode tout doux, porté par léo à 5 jours

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ici en version veste, toujours en laine peluche et en taille 3 mois

agrémenté de jolis boutons en bois

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Marie d'en haut (Agnès Ledig)

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Quel joli livre ! Il y a longtemps que je n'avais pas autant aimé un livre...c'est beau, simple, vrai...un pur bonheur !Une bouffée d'oxygène!

L'histoire:

A trente ans, Marie a un caractère bien trempé et de la
ressource. Lorsque Olivier, lieutenant de gendarmerie,
débarque chez elle sans prévenir pour une enquête de routine,
elle n'hésite pas à le ligoter pour lui faire comprendre
explicitement qu'il n'est pas le bienvenu. Mais cette carapace
de femme forte dissimule ses fêlures. C'est grâce à Antoine,
son meilleur ami, et Suzie, sa fille, que Marie trouve un sens à
sa vie. Et contre toute attente, Olivier va rejoindre le trio.
Entre lui et Antoine, la guerre est déclarée. L'enjeu ? Le coeur
de Marie.


Du coup, et comme je l'ai découvert complètement par hasard, grâce aux "livres nomades" (voir article précédent), je fais quelques recherches et plus je me renseigne, plus elle m'est sympathique, Agnès Ledig...

Petite revue de presse :

 

Une seule envie maintenant : lire son autre livre "juste avant le bonheur" !!

 

Livres nomades

Deux ans déjà que je vis en camping car...une bonne école pour le minimalisme ! Lorsque nous sommes partis, nous nous sommes séparés (délestés, devrais-je dire) de presque tout...meubles, objets, fringues...il s'agissait de ne garder que ce qui peut rentrer dans notre nouvelle maison à roulettes...c'est à dire très peu, finalement...

Ceci dit, je dois bien avouer que je n'ai pas pu me séparer de mes livres...je les ai enfermés dans des cartons que j'ai stocké avec les quelques objets auxquels nous étions attachés dans le grenier de mes parents...Ceci dit, j'ai au moins arrêté d'en acheter, des livres ! Je lis beaucoup...et pour m'adapter à notre petit espace, je suis passée au e-book. Idéal pour nous : ça ne tient pas de place et on peut acheter des livres par internet où que l'on soit...sans avoir à se les faire livrer, ce qui est toujours problématique pour nous...et sans avoir à les stocker non plus !

Les quelques années avant de partir, je n'achetais presque plus de livres...j'avais opté pour l'option "bibliothèque municipale...les livres, c'est comme le reste, tant qu'on peut substituer l'usage à la propriété, c'est gagnant pour tout le monde!

Depuis deux ans, je dois dire que ce concept de bibliothèque, de livre qui est lu sans être possédé...de livre qui voyage d'une personne à l'autre, qui passe de main en main, de coeur en coeur...ça me manquait. J'ai fait un peu d'échange : quelques livres achetés et lus que je laissais aux gens que j'aime lorsque nous leur rendions visite...et le plus souvent ils m'en donnaient d'autres à la place...des livres voyageurs, donc !

Pour ce voyage-ci...aussi parce que nous avons prévu de partir plusieurs mois à l'étranger, j'ai testé autre chose : le système du prêt...la bibliothèque amicale, quoi ! Sur la route, nous nous sommes arrêtés chez plusieurs personnes dont je savais qu'on avait des goûts communs...et comme il est prévu que nous fassions le même trajet dans quelques mois au retour, j'ai simplement demandé aux gens s'ils avaient quelques coups de coeur à me prêter pour quelques mois...j'ai demandé aux gens de faire eux-mêmes la sélection...et j'ai pris !

Je pars donc avec un petit stock de bouquins que je n'ai pas choisi moi-même...j'adore l'idée !!!

Je viens de terminer le premier: 9782266226066.jpgune très jolie découverte qui fera l'objet d'un article!

Merci Frédé !!!

J'adore cette façon de lire et d'échanger !

dimanche, 28 octobre 2012

L'hiver approche...

 

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Nous voici en Bretagne pour quelques temps !

Changement de climat...le besoin d'un bonne paire de petits chaussons bien douillets s'est vite fait sentir !

Vite...à la superette la plus proche, j'ai fait l'acquisition, pour la modique somme de 3 € d'une paire de chaussons noirs des plus basiques...

Il ne me restait plus qu'à sortir ma boite à boutons...et voilà le résultat...j'adore !!!

 

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samedi, 18 août 2012

La layette de Léo...

 

 layette, tricot

 

 

Le temps passe...les pages du grand livre de la vie se tournent une à une...

 

 

C'est avec beaucoup de bonheur et une tendresse infinie que nous avons appris, en ce début d'été, que notre grande fille attendait un bébé...nous avons été heureux pour eux d'abord...puis heureux pour nous, réalisant peu à peu que ce petit bonhomme qui arrivera début mars allait faire de nous des grands parents...!

Dans ce domaine comme dans bien d'autres, tout est à inventer...il est évident (et même en faisant abstraction de notre mode de vie un peu particulier) que nous ne seront pas des grands parents comme les nôtres ont été...ni même comme nos parents ont été pour nos enfants...comme toujours, des relations à inventer, un équilibre à trouver...

Finalement, notre hâlte forcée, durant ces trois mois d'été aura eu du bon : elle m'aura permis de partager avec ma Grande ce début de grossesse, d'être là pour la rassurer durant les premières semaines où le désir d'enfant se heurte à la peur de l'inconnu, où le changement hormonal transforme le corps et chamboule l'âme...Aujourd'hui, les choses sont plus facile : le petit bidou commence à pointer, la petite maman sent son bébé bouger, les nausées s'estompent...la réalité prend forme peu à peu et l'autre soir, avec beaucoup d'émotion, j'ai entendu ma Grande parler de "son fils"...(puisque, nous le savons maintenant avec certitude maintenant, c'est un petit garçon qui va venir agrandir notre tribu jusqu'ici peuplée presque essentiellement de filles !!!).

Je me souviens qu'après les larmes et l'émotion, le jour où j'ai appris que j'allais être grand-mère, je me suis demandé ce que faisait une grand mère...et j'ai même demandé avec ironie si je devais me mettre à tricoter ???

Un été en stand by...j'ai eu du temps...beaucoup de temps, un peu trop, même...dans ma toute petite maison à roulettes clouée au sol... A la recherche d'activités qui ne prennent pas trop de place et ne coûtent pas trop cher, mais permettent quand même d'exercer ma créativité, de "faire" des choses, je me suis lancée dans la customisation de fringues, de chaussures...et puis je suis tombée sur un lot de pelotes de laine blanche...j'ai acheté une paire d'aiguilles et je me suis lancée ! J'ai trouvé facilement sur le net des modèles que j'ai adaptés "à ma sauce"...j'ai acheté quelques boutons rigolos...et voilà ! J'ai déjà 4 pièces à mon actif...il me reste à écrire les modèles au propre pour enrichir ce blog d'une nouvelle rubrique "tricot"...je me régale ! L'avantage de la layette, je ne vous le cache pas, c'est que ça va vite : tricoter en toute petite taille, c'est vite fait...inventer, réaliser...on passe vite de la conception à la réalisation et les modèles prennent forme rapidement...c'est gratifiant, pour une débutante, on n'a pas le temps de se lasser !!!

Donc, voilà qu'alors que je n'ai pas de jardin à moi, une cuisine un peu petite pour faire du zêle...je me suis trouvé une nouvelle occupation...inattendue...je tricote pour le petit bonhomme ! C'est ma façon à moi de le faire exister, de lui faire sentir qu'il est attendu...le tricot, c'est de l'amour qu'on donne par avance, au rythme du cliquetis des aiguilles...!

J'ai bien l'intention de partager ici mes modestes créations...avec toutes les idées que j'ai piquées ici où là sur le net...c'est un minimum que de rendre un peu...! Et puis si ça peut donner envie à certains(nes)...je vous invite à essayer : le tricot c'est beaucoup moins ringard que ça en a l'air...on peut créer, inventer, les techniques sont relativement simples à mettre en oeuvre, et puis en tricotant, on peut penser, rêver, parler aussi, écouter la radio...et même "lire" pour peu qu'on aille télécharger des livres audio qui se trouvent facilement et gratuitement (j'ai ainsi relu pas mal de classiques cet été !)...on a les mains occupées, on "fait", et on a l'esprit libre...alors : A VOS AIGUILLES !!!

layette,tricot

jeudi, 16 août 2012

Des chaussures perso...

grande étiquette.jpgJ'adore ces chaussures hyper-confortables qui ressemblent à celles d'une marque connue (et très cher)...je les achète dans des grandes surfaces type "besson" ou "la halle", de préférence pendant les soldes et les paie rarement plus de 10 euros.

Le problème à ce prix là, c'est qu'on n'a pas vraiment le choix, côté design...

Avec quelques boutons (allez donc fouiller dans la boite à boutons de votre mère ou de votre grand mère, vous y trouverez des trésors!!!), on peut les faire vraiment à notre goût et les assortir à nos tenues...

P1020368.jpgLorsque j'ai acheté celles-ci (en promo), ils avaient eu la mauvaise idée de leur mettre une bride en strass que je trouvais super moche...P1020369.jpg

De retour à la maison, je me suis empressée d'enlever la boucle, coubre la bride et mettre un bouton à la place.

Et les voici tout à fait à mon goût, maintenant !

 

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Celles-là étaient vraiment ternes avec leurs paillettes blanc cassé...je les ai prises quand même, me disant qu'à 4 euros, je ne risquais pas grand chose...et que je parviendrais bien à en faire quelque chose...P1020367.jpg

 

Quelques boutons, un morceau de bois trouvé dans le jardin...et voilà le travail.

 

 

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Celles-là, c'est mes préférées...!

A l'origine, celles que je comptais jetter : celles de l'année déjà bien amorties. Tout l'hiver, elles ont parcouru le monde avec moi : la Réunion, Madagascar...elles perdaient toutes leurs perles et étaient "au bout du rouleau"...

D'un autre côté, j'avais cette très jolie jupe...et pas de chaussures pour aller avec...

P1020363.jpgN'ayant rien à perdre, j'ai enlevé toutes les perles restantes (le plus long c'est d'"épiler" tous les petits fils qui restent !) et avec quelques boutons, et du ruban de satin, elles ont trouvé une nouvelle jeunesse ! C'est reparti pour un tour du monde !

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Avec quelques boutons...un petit ensemble pour l'été !

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 J'ai trouvé cette petite chemise bien jolie...et vraiment agréable à porter...

 

 

Un peu difficile à assortir quand même...avec un jean, ça irait...mais quand il fait plus de 30° à l'ombre, le jean...c'est pas top !

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En fouillant dans les affaires, j'ai trouvé ce leg-in que je ne mets jamais...

Il faut dire qu'un leg-in marron tout bête...c'est sans intérêt !

 

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En jouant sur les boutons contrastés (marron) de la chemise, je me suis dit que je pourrais facilement me faire un ensemble sympa pour l'été...juste en rajoutant des boutons, mais contrastés "dans l'autre sens" !

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Et voilà un ensemble...

il va falloir que je pense à me faire des chaussures assorties !

Des boutons...pour customiser fringues et chaussures

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C'est l'été !

Comme moi, vous avez peut-être profité des soldes pour faire un peu de shoping...je ne suis pas très "shoping", mais ma garde-robe avait besoin d'un coup de frais (j'ai peu, vraiment peu de vêtements dans ma petite maison à roulettes...je mets toujours les mêmes et j'en avais un peu marre, surtout les fringues d'été, puisque dans notre vie de vagabons, c'est l'été toute l'année!)...et l'idée de trouver pour quelques euros des petites choses basiques et de les personnaliser ensuite...j'avoue que ça m'a plu !

Comme moi, vous allez peut-être profiter des beaux jours pour passer quelques jours chez votre mère (ou votre grand mère, pour les plus jeunes!)...vous pouvez certainnement y trouver plein de trésors ! Des restes de laine, des tissus et même des étiquettes...toute une vie à collecter tout ce qui "pourra peut-être servir un jour"...Chez la mienne, il y avait surtout "la boite à boutons": rien qu'à la voir, c'est une partie de mon enfance qui me revient en mémoire...souvenir des heures passées à jouer avec ces merveilles multicolores, renversées sur le tapis. La boite est toujours la même...depuis 40 ou 50 ans...un cadeau de fête des mères réalisé par l'un de nous...!

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Alors voilà : je me suis retrouvée avec les trésors trouvés chez ma mère d'un côté...et de l'autre, entre autres, une paire de chaussures payées 4 euros...mais un peu tristouille, il faut bien l'avouer ! C'est comme ça que ça a commencé...

 

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Et voilà le résultat...

3 paires de chaussures pour moins de 15 euros...





(cliquer sur les images pour accéder aux articles)

Ensuite seulement, je me suis dit que je pouvais aussi "customiser" des vêtements...et voilà le travail !

 P1020376.JPGP1020374.JPGUne petite chemise en solde...très jolie mais qui ne va avec rien ! Un leg-in à qui traînait au fond de mon armoire...tout simple et plutôt moche il faut bien l'avouer...

Avec quelques boutons, j'ai transformé le tout en un petit ensemble chouette comme tout !

mardi, 14 août 2012

Loisirs créatifs

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En pause forcée pour quelques mois, sans jardin, dans une toute petite maison (à roulettes) et sans activité professionnelle à ce jour...je me lance dans les "loisirs créatifs"...

Très bientôt, une nouvelle rubrique : du "fait-main", du recyclé, du customisé...

Pour éloigner les insectes...naturellement !

P1100035.JPGOn achète peu de souvenirs, en voyage…parce qu’on a peu de place ! Mais quand même…de même que j’avais profité de notre passage à Guérande pour faire provision de sel…je n’ai pas pu résister au plaisir d’acheter de l’huile essentielle de lavande lorsque nous sommes passés sur le plateau de Valensole…

C’est que, bien que toute petite, notre maison est bien confortable, vous l’aurez compris…et l’on s’accorde depuis le début le luxe d’un petit diffuseur : tout simple, il fonctionne avec une bougie chauffe plat et ne prend presque pas de place. Il nous permet de parfumer agréablement notre intérieur en y diffusant des huiles essentielles. Comme vous le savez, les huiles essentielles ne font pas que sentir bon…elles ont aussi des vertus diverses et variées…Nous nous étions d’ailleurs offert en partant un coffret contenant différents mélanges : relaxant, tonifiant, respiratoire, purifiant…

Alors que je m’apprêtais à acheter de l’huile essentielle de lavandin, juste pour l’odeur, la vendeuse m’en a vanté les propriétés…me poussant à rafraîchir mes connaissances en matière d’huiles essentielles…

En l’occurrence, celle-ci (le lavandin) tombait à pic pour répondre à un de nos soucis du moment : les moustiques ! En ce début d’été, et pour nous qui vivons beaucoup à l’extérieur…c’est peu dire puisque même dans notre « maison », on est presque dehors…les insectes, mouches et moustiques en particulier sont un vrai problème !

Ceux qui me connaissent savent bien combien je répugne à utiliser des insecticides chimiques…j’ai donc fait quelques recherches pour trouver de quoi nous protéger des petites bébêtes de façon naturelle…

Après quelques semaines d’utilisation…je peux vous garantir que ça marche !

L’huile essentielle de lavandin éloigne les moustiques…naturelle (elle l’est toujours, puisqu’il est interdit aux producteurs d’utiliser des produits chimiques, dans le cadre de la protection des abeilles), elle peut être appliquée sur la peau, pure ou diluée dans de l’alcool ou dans de l’eau, vaporisée ou diffusée dans un brûle parfum. (cette méthode a ma préférence…la bougie crée une jolie ambiance, le soir, et le parfum se diffuse en continu).

Elle est aussi efficace pour soulager les piqûres : une goutte sur une piqûre de moustique, et la démangeaison disparaît instantanément !

Pour éloigner les mouches : l’huile essentielle d’eucalyptus est très efficace. Je diffuse actuellement un mélange composé en partie d’eucalyptus…et ça marche très bien ! Les mouches détestent l’odeur…L’eucalyptus citronné est, paraît-il, encore plus efficace: il est utilisé comme répulsif contre les mouches et les moustiques…et je vais aller de ce pas m’en procurer un flacon!

Bien sûr il y a aussi la citronnelle, le géranium ou le basilic…mais en parfum d’ambiance, je trouve ça moins « glamour »…

En ce qui concerne le basilic, je préfère d’ailleurs l’option du vrai basilic en pot…dont les feuilles agrémenteront, en prime, les salades de l’été !

Répulsif "maison": (très efficace et absolument non toxique)

remplissez un vaporisateur d'eau, ajoutez quelques gouttes d'huile essentielle d'eucalyptus citronné (celui qui sent la citronnelle) et autant d'huile essentielle de lavandin...c'est tout...et ça marche !!!

lundi, 28 mai 2012

Lettre à nos amis

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Chers amis,
 
Vous qui suivez notre périple avec curiosité, avec envie peut-être, vous recevez de nos nouvelles qui sont comme des cartes postales de vacances…paysages ensoleillés et visages souriants…où même les petites mésaventures sont traitées avec humour et sont autant d’occasions de pimenter un peu le quotidien…mais au fond, quand vous y pensez, vous vous demandez certainement « mais qu’est-ce qu’ils font ? »…
Nous nous posons aussi la question, je vous rassure…
Ce rêve qui nous a porté pendant des années, et qui donnait du sens à notre quotidien, est aujourd’hui réalité…8 mois maintenant que nous avons largué les amarres, que nous sommes nomades, que nous avons, ce que nous considérons comme la plus grande richesse : le temps, et l’espace aussi, puisqu’avec notre toute petite maison, nous avons le monde entier pour jardin…
Alors que faisons-nous ?
Concrètement, nous découvrons notre beau pays au rythme de la bicyclette, nous nous remettons en forme physiquement, nous mangeons sainement et nous faisons du sport en plein air, nous prenons plaisir à être ensemble (parce que c’est quand même pour ça que nous nous sommes mariés, pour être ensemble !)…et puis, et surtout, il y a le reste, ce qui n’est pas concret…le chemin personnel, l’intime…ce que nous faisons vraiment quand nous faisons les choses…ce que les choses nous font…
 
Alors nous, nous tentons d’apprivoiser le temps (puisque « c’est notre plus grande richesse »)…c’est une entreprise d’envergure !
 
Comme nous tous, nous avons été conditionnés à être au monde au travers de nos actions : notre société valorise bien plus le « faire » que l’ « être »…et nos pensées sont sans cesse orientées vers les actions qui sont censées nous permettre d’exister…
Bien sûr, c’est au travers de ce que nous faisons que nous donnons à voir qui nous sommes (dans le meilleur des cas au moins)…mais pour autant, est-il opportun de se concentrer d’abord sur le « faire » ? Est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux commencer par « être », se connaître soi-même, laisser émerger nos qualités et nos talents…et est-ce que ça n’est pas seulement après ça qu’on devrait commencer à faire…faire en fonction de soi, de qui nous sommes vraiment, de ce que nous faisons le mieux, de nos valeurs profondes plutôt que de se laisser conditionner par une société consumériste qui nous fait croire « que le bonheur c’est d’avoir »…parce que lorsque toutes nos actions sont orientées vers l’idée de gagner sans cesse plus d’argent et consommer plus, avec l’impression que c’est comme ça que l’on va s’approcher du bonheur, c’est l’intérêt du système que l’on sert…mais est-ce vraiment le notre ?
 
Alors ce que nous faisons, entre autre, c’est une vraie expérience de simplicité volontaire…
Pour partir, il nous a fallu nous délester du superflu…n’emmener que l’essentiel dans nos bagages…et cela nous avait amené à nous poser un certain nombre de question sur notre « essentiel »…Ce fut finalement un réel soulagement que de nous décharger de tout un tas de bien matériels qui sont surtout pollution…les objets nous polluent, ils sont une entrave à notre liberté…nous avons encore certainement beaucoup trop d’objets, mais ça va déjà mieux !
Le plus drôle c’est qu’après 8 mois, rien ne nous manque, et rien ne nous a jamais manqué…Il faut dire que nous avons tout le confort à bord…notre vie n’a rien d’ascétique…nous avons tout ce qu’il nous faut (même si pour la plupart d’entre vous il est difficile de s’imaginer vivre dans un espace si réduit et avec si peu de choses…nous avons infiniment plus de confort et plus de tout que la moitié des humains sur cette terre n’auront jamais). Tout est relatif…
Ensuite, notre train de vie ne cesse de diminuer…au fur et à mesure des « galères » qui plombent notre budget… Si à chaque fois, cela provoque une angoisse légitime, la vie continue pourtant…nous apprenons à vivre avec de moins en moins…et ne nous en portons pas plus mal…
Sans que ça ait été réellement notre intention au départ, nous vivons une expérience de simplicité volontaire…nous faisons le tri dans nos dépenses, comme nous l’avons fait avec nos objets…un écrémage, comme une épuration, qui nous permet de faire le tri dans nos besoins…
Il y a du bonheur à mener une vie simple. C’est comme une grande bouffée d’oxygène !
On se dégage chaque jour un peu plus de notre frénésie de consommation…et cela nous aide à profiter des choses simples, apprécier simplement le moment présent…
 
Nous y voilà !
 
Comme je vous le disais, mes amis, en introduction, nous avons la plus grande richesse : le temps…et nous l’apprivoisons peu à peu.
Quand on dit ou quand on pense, que le temps est une richesse, on s’imagine toujours que la richesse, c’est d’en avoir beaucoup…
C’est encore un réflexe consumériste…parce que nous sommes conditionnés à ce que le temps « libre » soit du temps de loisir…alors plus on a de loisirs, mieux on se porte…
Des études ont montré que si la plupart des gens aspirent à plus de loisirs…ceux qui en ont le plus ne sont pourtant pas les plus heureux…va comprendre !
 
Ce que nous apprend ce voyage, c’est que le temps ne se mesure pas en quantité…en avoir beaucoup ne sert pas à grand-chose (c’est même un peu vertigineux !) si nous ne savons pas, simplement, profiter de l’instant présent !
Les choses ont l’air simple, me direz-vous…c’est une évidence…
Et pourtant, c’est tout un apprentissage que de vivre simplement le présent…nous commençons seulement cet apprentissage.
Nous sommes tous habitués, depuis notre plus tendre enfance, à nous projeter vers l’avenir, et cette tendance est nécessaire parce qu’elle nous permet d’assurer notre sécurité (Prévoir l’avenir est le propre de l’homme et c’est ce qui a permis son évolution). L’essentiel de nos actions sont orientées vers un futur que nous espérons meilleur, nos pensées sont conditionnées par un passé que l’on regrette (ou pas)…au point que nous laissons passer le présent sans y prendre garde.
S’arrêter, sentir, écouter, prendre le temps…sentir l’instant présent, c’est ça la grande richesse…mais que c’est difficile !
Avec la simplicité volontaire, c’est cet apprentissage là que nous faisons :
Nous avons mis un grand coup de frein, nous avons laissé le tumulte et le speed qui faisait notre vie et avons plongé dans le calme…à la recherche de la sérénité…
C’est très déstabilisant…mais comme chacun sait, et c’est le principe même de la marche : c’est dans le déséquilibre qu’on avance !
Au début, on est comme en vacances…on profite…il « faut » profiter…c’était l’automne dernier…ensuite, comme on ne sait être que dans le faire, on se dit qu’il faut faire…et on part dans le tiers monde, en quête d’actions porteuses de sens…et comme la vie est bien faite, ça ne marche pas…quelque chose nous dit que ça n’est pas ça…et nous voici de retour, sans plus rien à « faire »…
Nous comprenons peu à peu que nous devons apprendre à « être »…accepter enfin de lâcher suffisamment prise pour nous retrouver face à nous-mêmes, rencontrer nos besoins, nos aspirations profondes, nos qualités et nos talents…et que c’est seulement ensuite, et nous sommes convaincus que les choses se feront naturellement…que nous pourrons nous remettre à faire…et que ce que nous ferons alors aura du sens, nous correspondra vraiment…
 
Toute notre vie, nous avons eu le souci de laisser une trace, agir sur le monde…il nous faut aujourd’hui apprendre à nous laisser imprégner par le moment présent, nous ouvrir au monde et voir quelle empreinte il laisse en nous…ensuite seulement viendra un autre temps…(ou pas) !
 
Apprivoiser l’espace et le temps…c’est juste rendre sa réalité à l’ »ici et maintenant »…et c’est la condition pour s’approcher de soi…pour mieux ensuite retourner au monde, s’ouvrir aux autres et agir avec authenticité !
Assurément, ce chemin nous mène vers plus d’authenticité… !
 
Chacun à sa manière, avance vers son propre Bonheur…la Vie, c’est le chemin et nous vous souhaitons un chemin riche…la Vie est merveilleuse, ne la gaspillons pas…!

mardi, 03 avril 2012

L'île Tromelin : l'île des esclaves oubliés

Si vous aussi vous avez rêvé en lisant « Robinson Crusoé »…et plus encore le fameux « Vendredi ou les limbes du Pacifique » de Michel Tournier…cet article est pour vous : il s’agit d’une histoire vraie !

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L’île Tromelin se situe dans l’Océan Indien, à 450km à l’est de Madagascar et à 535km au nord de la Réunion. Un îlot plat de 1700m de long et 700m de large, ceinturé par un récif corallien particulièrement dangereux à la navigation et qui rend son accès extrêmement difficile…La plupart du temps, les vagues déferlent sur le récif, rendant tout abordage impossible…

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L’île est presque toute l’année battue par les vents et chahutée par les alizés et elle est, par sa situation, particulièrement exposée aux cyclones et dépressions tropicales…

D’un point de vue administratif, elle fait partie des « îles éparses de l’Océan Indien » qui constituent l’un des 5 districts des Terres Australes et Antarctiques Françaises. Elle ne compte aucun habitat permanent mais abrite depuis 1954 une station météo où se relaient des techniciens de Météo France qui sont déposés en hélicoptère : l’île ne bénéficiant d’aucun port, seul un mouillage au large est possible…

Ce petit bout de terre français bien inhospitalier fût le théâtre d’un épisode tragique et étonnant à plus d’un titre…

En avril 1761, le navire l’Utile (de la Compagnie française des Indes Orientales) armé à Bayonne arrive à l’île de France (île Maurice). Deux mois plus tard, il est envoyé à Madagascar pour s’y procurer des vivres (riz et boeuf) dont la colonie a besoin. A l’escale, et malgré l’interdiction qui lui a été faite, le commandant embarque en même temps des esclaves : 160 hommes et femmes sont chargés dans la cale. Alors que le navire et sa cargaison illégale font route vers l’île de France et à la suite d’une erreur de navigation (l’île, sur laquelle personne n’avait encore abordé n’est pas indiquée sur toutes les cartes, et sa position est imprécise) le navire fait naufrage sur une île de sable, déserte appelée aujourd’hui l’île Tromelin.

Au matin du 1er août 1761, les 122 hommes d’équipage et 88 esclaves rescapés se retrouvent sur cet îlot inhospitalier et dépourvu de végétation. Il s’organisent pour assurer leur survie : creusent un puits, trouvent de l’eau et récupèrent les débris de l’épave que la mer déchaînée ramène peu à peu. En quelques semaines, les hommes d’équipage aidés par les esclaves malgaches parviennent à construire une embarcation. Il y entassent de l’eau et des vivres et c’est le matin du 27 septembre, alors qu’on s’apprête à la mise à l’eau, que les esclaves comprennent qu’aucune place n’a été prévue pour eux. L’équipage prend la mer, abandonnant les esclaves avec 3 mois de vivres, les officiers faisant le serment d’alerter les autorités et de faire envoyer un navire pour venir les chercher.

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Ce navire ne sera envoyé que 15 ans plus tard. Le 29 novembre 1776, après quelques tentatives infructueuses, la corvette La Dauphine, commandée par le chevalier Tromelin parvient à aborder. A sa grande surprise, il retrouve sur l’île 8 survivants : 7 femmes et un bébé de quelques mois.

Cette histoire, qui secouera l’Europe pose évidemment un certain nombre de questions humaines…son récit participera à la réflexion qui amènera à l’abolition de l’esclavage.

En 2004, Max Guérout, ancien officier de la marine navale et vice président du groupe de recherche en archéologie navale sort les esclaves de Tromelin de l’oubli. Il retrouve des documents d’archive, retrace l’histoire du naufrage et parvient, en 2006, sous le patronage de l’UNESCO à organiser une première mission archéologique destinée à en savoir plus sur les conditions dans lesquelles une soixantaine de personnes ont pu survivre 15 ans sur une île déserte...

Documents :

A lire :

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Max Guérout :

Esclaves oubliés de l’île Tromelin





Les-Naufrages-de-l-ile-Tromelin_extralarge.jpg



Irène Frain :

Les naufragés de l’île Tromelin (roman histoirique)

mardi, 27 mars 2012

Baignade interdite à la Réunion

requin -.jpgImpossible de passer 3 mois à la Réunion sans évoquer la question des requins…inutile de tenter de vous le cacher, les médias se chargent de relayer et d’amplifier les infos jusqu’en métropole…il s’agit d’une crise importante. Elle est intéressante à plus d’un titre…parce que l’évoquer, c’est évoquer des questions humaines, économiques et environnementales…un véritable enjeu du Développement Durable de l’île…!

 

 

En préambule, autant vous rassurer tout de suite concernant nos petites personnes : nous avons choisi depuis le début de NE PAS nous baigner en pleine mer…nous avons renoncé aux vagues de l’océan et nous « contentons » des lagons magnifiques dans lesquels il n’y a aucun danger (la barrière de corail protège également des squales), où l’eau est calme et limpide et où avec palmes-masque-tuba, on peut admirer des poissons multicolores…
Nous avons fait quelques plongées, nous direz-vous…oui mais il faut savoir que les plongeurs (bouteilles) sont, pour les requins, des sortes de monstres (plus de 2m de long avec les palmes) qui font beaucoup de bruit et de bulles…assez en tout cas pour qu’aucun requin (animal de nature craintive) ne se risque à les approcher…et encore moins à les voir comme des proies potentielles…nous avons rencontré ici des professionnels qui plongent tous les jours depuis 2 ans sans avoir jamais entrevu le bout de la nageoire du moindre requin…

La situation actuelle :

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Voilà le drapeau qui flotte (souvent) sur les plages de l’ouest de l’île depuis octobre 2011…peu engageant…et pour cause !

Rouge, il signifie requin aperçu ou signalé et Orange, il signale des conditions propices à la présence de requins…Dans un cas comme dans l’autre, la baignade et les activités nautiques sont interdites sur la zone.

 

 

Que se passe-t-il à la Réunion ? Psychose ou réel danger ?

Parce qu’enfin des requins, dans l’Océan Indien, il y en a toujours eu…Certes, dans l’imaginaire collectif, il est, comme le  loup, un animal sanguinaire et mangeur d’hommes…mais enfin :  ces 20 dernières années, on recensait une attaque par an, en moyenne à la Réunion… pas toutes mortelles, fort heureusement. Elles avaient surtout concerné des personnes qui n’avaient pas respecté les règles de sécurité (éviter de se baigner à la tombée du jour, lorsque l’eau est trouble après de fortes pluies par exemple, etc.). Ces attaques permettaient à chacun de se souvenir que la mer n’est pas le milieu naturel de l’homme, que s’y introduire implique une part de risque et que toute incursion dans un environnement étranger demande un minimum de prudence…

Seulement voilà : en 2011, 6 attaques ont eu lieu en quelques mois, à quelques mètres du rivage seulement…


Retrouvez toutes les infos sur le site de l’Association Prévention Requin Réunion

Nous y voilà : ici, comme ailleurs, les activités humaines ont modifié l’écosystème…et aujourd’hui, les activités humaines sont à leur tour perturbées par des phénomènes jusque là inconnus…!

Les conséquences :

  • Sur le plan humain : La plus grande partie des 207 km de côtes est escarpée et difficile d’accès. L’île ne compte qu’une 40aine de km de plages (25km de plage de sable blanc et 14 km de plage de sable noir). Les plus belles plages sont situées au sud ouest et à l’ouest de l’île, là où se sont concentrées les dernières attaques. C’est la côte sous le vent et c’est là aussi où se trouvent les principaux spots de surf. L’interdiction de la baignade et de la pratique des activités nautiques frappe donc de plein fouet les familles, les sportifs ainsi que les touristes.
  • Sur le plan environnemental : La barrière corallienne s’étend sur une 20aine de km le long de la côte ouest. Elle protège un lagon qui est un écosystème fragile. Ici, comme ailleurs, le récif corallien est en danger : pollution humaine, circulation à pieds, certaines activités de pêche et pratique d’activité à moteur le menacent gravement. Le report de la baignade dans les lagons va inévitablement accélérer le processus de destruction des récifs coralliens, la crème solaire étant un ennemi mortel pour le corail. (Cliquez ici pour en savoir plus sur les effets des crèmes solaires sur les coraux : un étude a montré que des coraux plongés dans une eau dans laquelle on a dilué de l’écran solaire meurent en 4 jours…!!!)
  • Sur le plan économique : la Réunion est une île, comme chacun sait, et elle est loin de produire tout ce qui est nécessaire à la vie de ses habitants dont le nombre ne cesse d’augmenter…elle importe presque tout. Côté exportations, on se doute bien que ça n’est pas le commerce de l’obsolète cane à sucre qui fait vivre les populations… Bénéficiant d’un climat et d’un environnement propice au tourisme, l’île a su y développer une industrie touristique jusque là  florissante…

Les solutions :

Au delà des mesures d’urgence qui ont été prises immédiatement : dispositif d’alerte et d’information visant à sécuriser les zones de baignade par une information du public en temps réel et l’interdiction d’accès lorsque le risque est avéré, il s’agit, ici, de se lancer dans une réflexion de fond : analyser les causes et étudier finement la situation actuelle afin d’envisager, ici comme ailleurs, un développement durable: le programme CHARC

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de choisir entre le requin et l’homme ( il serait aberrant de vouloir éradiquer tout ce qui peut constituer une menace pour l’amusement des humains !), mais bien de comprendre comment les activités humaines ont modifié l’écosystème et créé la situation que nous connaissons actuellement, et envisager des solutions durables pour permettre un développement qui respecte l’environnement…

La dernière étude, réalisée par L’IFREMER sur les requins, date de 1987 : vous la trouverez publiée ici. Elle passe en revue les différentes solutions avec leurs avantages et leur inconvénients. (une étude plus récente aurait été réalisée en 1997 mais elle n’est pas rendue publique)

Depuis l’automne 2011, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) a entamé une campagne de marquage de requins, dans le cadre du programme CHARC (Connaissances de l’écologie et de l’HAbitat de deux espèces de Requins Côtiers sur la côte Ouest de la Réunion). Elle devrait enrichir considérablement les connaissances et contribuer à une meilleure gestion du risque. (cliquez ici pour connaître les détails de l’étude).

De source officieuse, nous avons eu connaissance des premiers résultats : sur les 12 requins marqués, seuls 6 émetteurs étaient toujours actifs(les autres ayant été perdues ou les requins étant morts). Des balises ont été placées près des côtes et au large. Pour le seul mois de Janvier, les balises côtières auraient enregistré 150 passages et 400 passages pour les balises situées au large pour 6 requins seulement ! Cela veut dire que chacun d’entre aux est passé une fois par jour près des côtes, à proximité de la balise…Même si l’on ne connaît pas le nombre exact d’individus présents dans la zone (assurément beaucoup plus que 6!!!)…ça fait froid dans le dos : il semble qu’ils soient réellement sédentarisés et, avec l’abondance de nourriture et l’absence de prédateur…il est probable qu’ils prolifèrent…!

D’ici à fin 2013, le marquage d’une quarantaine d’animaux et leur suivi permettra de savoir quel est leur comportement dans les eaux réunionnaises, et d’en déduire s’ils abordent les rivages touristiques avec une réelle pulsion alimentaire.Ces données nouvelles seront complétées par une vaste synthèse de la bibliographie sur le sujet.

L’ensemble de ce travail devrait permettre de savoir si la petite île est française est une frontière à haut risque transgressée :

  • soit par des prédateurs affamés qui y font incursion,
  • soit par des hommes qui provoquent des comportements inhabituels de la part des requins.

samedi, 12 novembre 2011

Canal de la Garonne : un peu d'histoire

carte-avant.gifLe rêve était de relier l’Atlantique à la Méditerranée afin de permettre le transport des marchandises…en creusant ce canal de 193 km de long…

avant le canal

Lorsque Pierre-Paul Riquet acheva en 1681 le canal du Midi entre Sète et Toulouse, il avait l’idée de continuer le canal en direction de l’Atlantique. Cependant, Louis XIV ayant vidé les caisses du royaume, le projet fut rapidement abandonné, faute de moyens.

Pendant encore près de deux siècles, pour pouvoir acheminer les marchandises de Toulouse jusqu’à Bordeaux, on se contentera du fleuve « Garonne », malgré la navigation si périlleuse, car pour parcourir la distance de Toulouse à Bordeaux en aller-retour il faut en moyenne vingt jours.

Et, quand en raison des crues du fleuve, de la sècheresse… le fleuve « Garonne » n’étant pas navigable, la liaison entre l’océan Atlantique et la mer méditerranée se faisait le long des côtes espagnoles, en passant par le détroit de Gibraltar. Ce périple, long de plus de trois mille kilomètres, obligeait les navigateurs à braver les tempêtes et les attaques barbaresques.

Malgré toutes ces difficultés, le transport fluvial dans le sud-ouest de la France va rester dans ces conditions de fonctionnement jusqu’au début du 19e siècle.

la construction

travailleur.jpgAvec la révolution industrielle, la prise de conscience d’une nécessaire optimisation du transport relance l’idée de la construction d’un canal du Midi capable d’assurer la liaison entre la mer Méditerranée et l’océan Atlantique.

L’inauguration de la seconde partie du canal du Midi « côté Atlantique » eut lieu en 1856. Cette seconde partie traverse le sud-ouest de la France et longe sur 193 km le fleuve « Garonne ».Le canal du Midi « côté Atlantique » ou canal de la Garonne se compose de nombreux ouvrages remarquables, dont 53 écluses et sept ponts-canaux. Il prolonge les 240 km du « canal du midi méditerranée pour en faire une voie navigable de 433 km. 45000 arbres furent plantés sur les déblais à l’origine (250 000 aujourd’hui).

Une vocation économique :

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 La vocation du Canal du Midi et du Canal Latéral à la Garonne était d’ordre économique, spécialement pour le transport des marchandises.

Aujourd’hui seules 4 péniches à ce jour circulent sur le Canal Latéral à la Garonne où les écluses ont été portées à 40 mètres par le plan Freycinet. Elles font un trafic de 53000 tonnes par an de céréales et de produits pétroliers, en chargeant jusqu’à 250 tonnes par péniche.

Depuis la fin des années 80, le trafic sur la partie Canal du Midi a totalement cessé. Les derniers transports concernaient le vin de Narbonne à destination de Bordeaux et représentait 1 000 tonnes pour 1989.

Halage-fde84.jpgDepuis les années 70, une nouvelle vocation :

  • Le transport d’eau agricole pour l’irrigation :

L’eau d’irrigation: près de 40 000 ha de surface de terre agricole dépendent de l’irrigation par le Canal des Deux Mers. En raison de cela, les terres sont valorisées de 250 à 550 € l’hectare. La valorisation des hectares de terre irrigués est estimée à 12 M.€.

 

  • Le tourisme fluvial :1984_mini.jpg

Plus de la moitié de l’activité de tourisme fluvial est concerné par la location de bateaux.
Près de 1000 bateaux font le transit Océan-Méditerranée chaque année, les bateaux de mer sont peu nombreux à faire une croisière, pas plus d’une cinquantaine par an. Le trafic de Fonserannes à Portiragnes atteint 9000 passages par an.
Les house-boats, au nombre de 450 sont loués aux vacanciers par 13 sociétés et permettent une croisière de plusieurs jours, de 4 à 12 personnes.

Les bateaux pour passagers, conduits par des professionnels proposent des prestations diverses: Péniche hôtel, hébergement complet, toutes prestations comprises. Bateau restaurant, où le temps d’un repas est le temps d’une promenade. Bateau promenade, avec sièges confortables et vue panoramique. Bateau collectif avec dortoir, à vocation du tourisme associatif et comité d’entreprise.

1996 : Inscription au patrimoine mondial de l’humanité :

Sont inscrits au titre de ce patrimoine l’œuvre initiale de Pierre-Paul Riquet : Le Canal entre Toulouse et l’étang de Thau, le seuil de Naurouze et le système d’alimentation, et tous les ouvrages datant de cette première période.

Ce classement rappelle à chacun le devoir d’entretenir et de garder pérenne une œuvre qui, façonnée par l’homme, a par sa construction modifié considérablement l’environnement et le devenir de l’humanité.

Le classement au Patrimoine de l’humanité par l’UNESCO implique que l’ouvrage doit rester en bon état et poursuivre ses activités.

Cette inscription a donné lieu au classement immédiat du Canal du Midi aux monuments historiques de France.

De ce fait, aujourd’hui il n’y a plus de possibilité d’espérer mettre à la norme européenne de 38.50 m les écluses comprises entre Baziège et Béziers.
Donc plus aucune possibilité d’utiliser le Canal du Midi aux péniches de transport afin de joindre la Méditerranée à l’Atlantique. Voie d’eau morte au transport elle est ouverte définitivement qu’au tourisme et aux bateaux de location dont le tirant d’eau n’excède pas 0.60 cm .

La conséquence très fâcheuse de cette nouvelle donne est que l’envasement du Canal du Midi est irrémédiable. En effet, ce sont les grosses péniches marchandes avec leurs 1.50 à 1.70 m de tirant d’eau qui ont pendant trois décennies protégé le Canal du Midi de l’envasement.

L’avenir du canal :

En France, le tourisme fluvial s’affirme comme un phénomène touristique.
Le Canal des Deux Mers constitue un patrimoine de première importance et grâce à lui, nos régions et leurs départements peuvent et doivent devenir un des phares du tourisme français.
Les voies navigables de France ont entrepris des réfections et la valorisation du canal, avec le soutien financier des régions, des départements et de l’état. Pour les cinq dernières années, entre autres, un budget de 39 Millions d’€ qui a été consacré à la réhabilitation du Canal des Deux Mers, apporté par les trois régions Aquitaine, Languedoc Roussillon et Midi-Pyrénées.
Un comité inter régional a vu le jour afin d’élaborer une politique commune de mise en valeur touristique du Canal des Deux Mers et de ses abords.

Les atouts du Canal sont de taille :
Un climat particulièrement ensoleillé, des régions aux paysages agréables et diversifiés, un patrimoine riche à découvrir, une gastronomie des plus savoureuses, le repos paisible assuré sous l’ombrage des 200 000 arbres qui le bordent, véritable cure de récupération psychique et mentale!

Le Canal des Deux Mers sait plaire et être porteur de l’image de la France à l’étranger.
Ses riverains ont tout à gagner en sachant développer en ses abords, les activités porteuses d’un devenir prometteur.

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Il est désormais possible de relier l’océan Atlantique à la mer Méditerranée non seulement en bateau, mais également en vélo en empruntant successivement et sur une distance supérieure à 500 km :

la voie verte
le chemin de halage
la vélo route

L’itinéraire qui longe le canal du Midi sur environ 400 km permet de manière très agréable, à pied ou à vélo et à son rythme, de découvrir ou de redécouvrir des sites prestigieux, des paysages de qualité, mais aussi d’accéder à des lieux un peu oubliés, aussi préservés que pittoresques…. de faire des rencontres avec les gens du pays.

  • La voie verte

Une voie verte est une route exclusivement réservée à la circulation des piétons et des véhicules non motorisés (vélos, rollers, trottinettes…).

Les voitures, les mobylettes, les motos, les quads, les tracteurs et tous véhicules à moteur y sont strictement interdits de circulation, de stationnement et d’arrêt.

Dans le cadre du tourisme, des loisirs et des déplacements de la population locale, une voie verte doit être : accessible au plus grand nombre, sans grande exigence physique et sécurisée.
Facile d’accès : la pente, faible ou nulle, permet l’utilisation par tous les types d’usagers, y compris les personnes à mobilité réduite.
Sécurisé : grâce à sa séparation physique des routes fréquentées par les engins motorisés (voitures, motos…).
Respectueuse de l’environnement, de la culture et du patrimoine des lieux traversés.

  • Le chemin de halage

Le chemin de halage est situé le long de la berge du canal du Midi pour, à l’origine, permettre à des attelages de remorquer par câble un bateau circulant dans le canal. Pour les vélos, le revêtement des chemins de halage est assez inégal, certains secteurs sont très roulants d’autres plus accidentés peuvent conduire à mettre pied à terre.

Les Voies Navigables de France qui sont gestionnaires du chemin de halage tolèrent la fréquentation des vélos, mais il est souhaitable de demander au préalable l’autorisation d’y circuler notamment pour les groupes de cyclotouristes. Cette demande se fait par écrit à Voies Navigables de France à Toulouse.

  • La véloroute

La véloroute est un itinéraire cyclable jalonné, mais qui emprunte les routes « partagées », c’est-à-dire fréquentées par les véhicules motorisés (voiture, moto…).

Cependant, une Véloroute veille à privilégier les petites routes tranquilles dans un environnement agréable et en évitant les dénivelés excessifs.

Pour en savoir plus :

http://www.canal-et-voie-verte.com/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Canal_de_Garonne

http://www.canaldegaronne.com/

http://www.canal-du-midi.org/fr/

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samedi, 15 octobre 2011

En Charente, les vaches, le cognac et le troc...!

Comme le zébu à Madagascar, les vaches à viande constituent ici un placement…quelque chose comme un compte épargne, rémunéré.

Bien sûr il faut avoir des terres…mais dans cette région agricole, des terres, on en a… Ensuite, si l’on veut placer de l’argent, à moyen terme, pour ses enfants par exemple, on peut acheter des vaches…On les mets sur un terrain où elles vont demander peu d’entretien. Pour récupérer les dividendes, il faut vendre une vache : au bout de quelques années, elle aura grossi et l’on pourra la vendre plus cher qu’on l’a achetée…pour préserver son capital, il suffit de réserver une partie de la somme pour acheter une jeune vache…et l’on empoche la différence…Si l’on veut récupérer son capital, il suffit de vendre toutes les vaches…elles se vendront logiquement plus cher qu’on les aura achetées…

Bien sûr ce placement est soumis aux aléas du cours de la viande…et l’on doit pouvoir « boursicoter »…spéculer sur la vache en achetant bas et en revendant haut…

Nous sommes près de Cognac…

J’ai appris hier qu’il faut environ 13 hectares de vigne pour faire vivre une famille de viticulteurs…il faut 400l de vin pour faire 20l de cognac…les petits viticulteurs ne distillent pas eux-mêmes : ils amènent à la distillerie, comme par chez nous on amène les olives au moulin pour faire son huile.

Les vendanges se font à la machine, depuis les années 90 et ne nécessitent l’embauche d’aucun saisonnier…un gars tout seul vendange avec sa machine sans avoir besoin d’aide. C’est déjà ce que nous avions vu dans le Lubéron avec les cerises…

Sale temps pour les saisonniers agricoles…un métier en voie de disparition ?

Une autre pratique des agriculteurs par ici attire mon intérêt, même si elle va aussi dans le sens d’une disparition des saisonniers :

Pour les récoltes (haricots, pommes, etc.…), les agriculteurs font venir des gens du coin pour aider à la récolte. Les récoltants sont payés en nature : la moitié de leur récolte pour le producteur et l’autre moitié pour eux…c’est comme ça que les gens d’ici font leurs conserves pour l’hiver, en allant aider aux récoltes. De leur côté, les producteurs n’ont pas à débourser un centime pour leur récolte…une forme de troc particulièrement intéressante, qui, selon toute vraisemblance est très mal vue par l’état parce que ces échanges échappent aux taxes…mais assurément bien difficile à contrôler…

Une autre vie serait possible et existerait déjà dans les campagnes françaises ?
Une vie à taille humaine où l’on place son argent dans les vaches plutôt qu’à la bourse,
où l’on récolte près de chez soi de quoi se nourrir plutôt que de parcourir chaque jour des kilomètres pour aller bosser dans des usines polluantes
et gagner de quoi acheter ensuite au supermarché des légumes qui viennent du bout du monde ?