lundi, 23 novembre 2009
Images Insolites: la Corse visible depuis le continent!
La nature nous réserve bien des surprises...
je vous offre un peu de rêve et de magie pour bien commencer la semaine.
Voici quelques photos prises au petit matin:
La corse vue de l'espace:
http://earthobservatory.nasa.gov/NaturalHazards/view.php?...
Calculs scientifiques:
http://hydscor.9online.fr/site/annexes/IVa.htm
http://emmanuel.varoquaux.free.fr/corse.php
08:59 Publié dans Le jardin de la rédaction (éditorial) | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : corse vue du continent, image insolite
mardi, 06 octobre 2009
Taxe carbone: stimuler notre imagination!
Bonjour à tous!
C'est pas que je sois fan de notre président, vraiment pas...mais lorsque, en vacances, je suis tombée par hasard sur les infos alors qu'il présentait cette taxe carbonne...j'avoue ne pas avoir bien compris pourquoi elle suscitait tant de critiques!
Rentrée depuis peu, je suis allée voir de quoi il retourne, je suis allée sur les forums...pour voir un peu, et comprendre ce qu'on lui reproche...
Cela va nous coûter plus cher, de consommer des produits polluants...je trouve que c'est une excellente nouvelle, pour la planète et pour nous tous !!!
Biensûr ça nous touche au porte monnaie...mais pour faire avancer les comportements, pour que le Bien collectif l'emporte sur nos petites libertés individuelles, il n'y a pas 50 moyens pour un gouvernement: la sensibilisation joue sur le sens civique (et là il faut bien reconnaître que nous avançons lentement et sommes loin d'être tous et tout le temps écocitoyens...)...restent les arguments législatifs et financiers: on taxe ou on interdit. Avec cette (petite) taxe sur les produits les plus polluants, on est quand même très loin de l'atteinte à nos libertés qui consisterait à donner à chacun de nous un quota d'émissions de CO2 ou de Km à parcourir en voiture pour l'année...on utilise ici il me semble le porte monnaie pour faire de l'éducation...pour ma part, il m'est arrivé de faire la même chose avec mes enfants lorsque je les privais d'argent de poche en cas de grosse bêtise...et ça marche plutôt bien!
On parle de grosse bêtise....mais continuer à avoir des comportements irresponsables alors qu'il en va de l'avenir de la planète et donc de l'humanité...c'est une très grosse bêtise! Nous prenons aujourd'hui conscience que nous vivons sur une planète dont les ressources ne sont pas infinies et qu'il ne nous sera pas possible de continuer à vivre de cette manière...ça n'est pas viable, sauf à refuser aux populations des pays en voie de développement d'accèder à un niveau de vie acceptable...
Nous occidentaux des pays riches devons changer notre manière de vivre, de consommer et de nous déplacer...nous n'avons pas le choix!
Vous allez encore penser que je suis une éternelle optimiste...c'est sans doute vrai...mais je vois dans cette taxe une formidable opportunité pour que chacun de nous s'interroge et modifie un petit peu ses comportements...et puisque nous ne sommes pas capable de le faire tout seuls, nous le ferons sous la pression financière! Pour ma part, si l'essence est plus chère, je vais optimiser mes déplacements, envisager des alternatives à la voiture individuelle...pas super fastoche, ça demande des efforts parce que j'habite dans un endroit mal desservi, mais peut-être faire une partie du trajet et voiture et le reste en transports en commun, faire mes courses sur le trajet, me remettre au vélo (chez nous il pleut peu mais ça monte!...je vais avoir la forme, voyons le bon côté des choses!)
Alors biensûr, cela sera plus difficile à supporter, financièrement pour les moins riches d'entre nous...mais enfin, riches ou pas, nous sommes tous concernés par l'avenir de la planète! Et puis cette idée de rembourser un impôt direct par le biais d'une compensation en fonction des revenus me paraît excellente: on ne peut pas imaginer payer son carburant à la pompe à un prix différent selon nos revenus...mais par contre, que la compensation soit plus forte pour les familles ayant les revenus les plus bas, je trouve cela juste!
Au final, je ne comprends toujours pas ce que l'on reproche à cette taxe...j'entends ici et là qu'on s'interroge sur l'utilisation qui sera faite des fonds collectés...sans faire d'angelisme, il semble qu'ils seront entièrement reversés. Et si tel n'était pas le cas? Avons-nous si peu confiance dans nos institutions que nous ne puissions être persuadés qu'ils seront de toute façon dépensés pour la collectivité? Et si nous craignons que les choix politiques de nos dirigeants les amènent à choisir de dépenser notre argent d'une façon qui ne nous convient pas, pourquoi donc les avoir élus? (je n'ai pas élu ceux-ci, personnellement...mais c'est le jeu de la démocratie!)
Enfin, pour vous faire une idée de ce que cette taxe va représenter pour vous financièrement, allez sur le simulateur de taxe carbone pour voir combien vous allez dépenser et combien on va vous compenser:
http://www.taxe-carbone.clcv.org/
Alors? Pour ma part, et c'est complètement incompréhensible, il semble que je vais toucher plus que je ne vais dépenser...je faisais jusqu'à présent pourtant 15 000 km par an!!! Et comme en plus nous ne sommes pas imposables, l'Etat va nous verser de l'argent!!!
Voilà qui m'amène directement à ma conclusion: ce qu'on peut reprocher à cette taxe c'est seulement qu'elle soit TROP FAIBLE! Le gouvernement ne se donne pas les moyens de ses ambitions! Mais enfin...c'est déjà mieux que rien!
15:34 Publié dans Le jardin de la rédaction (éditorial) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : effet de serre, co2, taxe carbone
dimanche, 24 mai 2009
L'eco festival de Saint Jeannet
Un Week end de fête à Saint Jeannet (Alpes Maritimes) les 3, 4 et 5 Juillet!
09:39 Publié dans Le jardin de la rédaction (éditorial) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eco festival, saint jeannet, eco citoyen, festival, écolo, développement durable, alpes maritimes
samedi, 21 mars 2009
Une autre approche de la santé?

Thierry Janssen, Docteur en médecine, exerça en tant que chirurgien-urologue jusqu’en 98 avant de se pencher sur l’étude des liens psychocorporels.Psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des malades depuis 10 ans, il nous entraîne ici, dans une réflexion autour d’une question que la médecine moderne omet trop souvent de se poser :
la maladie a-t-elle un sens ?
A travers l’analyse des croyances à propos de la santé, il nous apporte des éléments pour une meilleure compréhension des maladies et de leur guérison.
Enquête au-delà des croyances
Lorsque nous tombons malades, c’est souvent la conséquence d’un ensemble de facteurs héréditaires, alimentaires, toxiques, infectieux, environnementaux et aussi des facteurs psychologiques.
Les anglo-saxons utilisent d’ailleurs plusieurs mots pour décrire leurs affections : « disease » (affection, pathologie que la science tente de comprendre), « illness » (malaise, vécu subjectif), « sickness » (la maladie en tant que phénomène collectif qui interroge et implique toute la communauté).
Il ressort de l’enquête que Thierry Janssen mène sur les croyances autour de la maladie à travers les différentes cultures que la maladie revêt plusieurs sens : un sens biologique, un sens social et un sens symbolique auquel nous allons accorder plus ou moins d’importance selon les croyances qui sont les nôtres.
Nos croyances constituent un filtre à travers lequel nous tentons de comprendre la réalité. Rien en effet n’est plus subjectif que les discours tenus par les patients et par les médecins à propos de la maladie et l’on constate des divergences de diagnostic et de traitement d’un pays à l’autre au sein d’une communauté médicale et scientifique pourtant considérée comme objective et consensuelle.
Sens biologique, sens symbolique, sens social
L’intérêt principal de ce livre est de porter un regard critique à la fois sur la médecine moderne, le « psychologisme » issu des travaux des psychanalystes ou du « tout social » de l’anthropologie médicale, pour préconiser une médecine du lien.
Définir le sens biologique des maladies permet de comprendre la nature dans ses détails pour mieux s’en protéger ou mieux la dominer.
Mais la médecine moderne, scientifique et technologique qui privilégie les « détails » oublie souvent la globalité. Elle soigne le corps comme un objet de science, avec des moyens d’investigation extrêmement sophistiqués et des moyens d’action de plus en plus performants mais laisse derrière elle l’expérience personnelle et individuelle ».
S’attacher au sens symbolique des maladies c’est s’intéresser au « corps sujet », prendre en compte la dimension psychologique du patient, inscrire les symptômes dans son histoire personnelle. On comprends bien les dangers d’une approche par le « tout psychosomatique » à travers la critique adressée aux très controversées théories développées en particulier par le docteur Hamer (1) qui confortent notre fantasme de toute puissance et s’avèrent terriblement culpabilisantes: là où il suffirait de comprendre pour guérir, le malade qui ne guérit pas se trouve injustement enfermé dans un fonctionnement mortifère. Pourtant, Les recherches récentes ont permis d’identifier biologiquement l’impact des émotions positives sur la santé.
L’anthropologie médicale, enfin, loin des médecines ethniques vantées dans les années 60, se penche depuis les années 80 sur les logiques sociales : l’origine des maladies recherchée du côté du lien social et non du corps.
Depuis le début années 90, en particulier avec les questions posées par le SIDA, le débat porte sur le comportement et la gestion sociale des malades.
Pour Bernard HOURS (2), anthropologue et spécialiste des systèmes de santé, « la santé est un processus social et biologique». Il s’agit bien ici de replacer le malade dans son environnement, sans pour autant négliger les facteurs biologiques.
Vers une médecine du lien?
La maladie n’aurait donc pas « un sens » mais « des sens » et devrait être, selon Thierry Janssen, abordée selon ces différents points de vue.
L’auteur n’apporte pas de réponse toute faite mais propose une nouvelle approche de la santé et de la santé « défaillante ».
Il voit dans la « psycho-neuro-endocrino-immunologie », la médecine de demain.
Après avoir dépassé le clivage entre le corps objet et le corps sujet, la médecine « biologique »aurait tout à gagner à s’enrichir des recherches des sciences humaines.
Thierry Janssen prône une médecine, profondément humaniste, qui permette au patient d’être un corps au lieu d’avoir un corps (et d’être malade au lieu d’avoir une maladie) et aussi profondément ouverte, rendant aux malades la liberté de choisir le ou les sens qu’ils souhaitent donner à leur expérience. Ainsi, la crise que représente la maladie pourrait être aussi une opportunité pour les patients de« redévelopper des qualités humaines qui les mettent en lien avec la vitalité qui est en eux »pour peu qu’ils puissent trouver un sens à cet épisode dans leur histoire. Le sens, générateur d’espoir et facteur de santé et/ou de guérison ?
Ceci sous-tend une évolution dans la pratique médicale : le médecin se devant d’être non seulement un technicien sans faille, un artisan capable d’adapter ses pratiques à chaque cas particulier mais aussi un artiste qui devra faire preuve d’une intuition que seule l’écoute attentive pourra guider.
Enfin, Thierry Janssen nous amène ici à penser une médecine centrée sur la santé et non sur la maladie, sur la personne et non sur ses symptômes, par une prise en compte de la manière dont les manifestations « communes » de la maladie s’intègrent dans l’histoire personnelle du patient. La question étant de savoir si le médecin devra lui-même être formé aux autres disciplines ou si, sensibilisé, il pourra être le médiateur guidant le patient vers d’autres praticiens.
« Enfin !», diront, à la lecture de ce livre, tous ceux qui, confrontés à la maladie, se sont heurtés aux limites de la médecine « biologique », et ont dû partir seuls à la découverte d’autres approches thérapeutiques...
(1)Ryke Geerd Hamer, fondateur de la Médecine Nouvelle germanique
(2)Bernard Hours, « 20 ans de développement de l’anthropologie médicale en France », Socio anthropologie N°5
http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=1590...
08:54 Publié dans Le jardin de la rédaction (éditorial) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maladie, médecine
lundi, 05 janvier 2009
Bonne et heureuse année Durable!
En cette année qui débute sur fond de crise (de crises devrait-on dire), nous pouvons choisir de considérer que chaque crise comme une chance.
En effet, nous pouvons affirmer avec Jacques Attali (écrivain français, historien et sociologue) que
« ce que l’on nomme la crise n’est que la longue et difficile réécriture qui sépare 2 formes provisoires du monde »…n’est-ce pas « la mort de la chenille qui permet la naissance du papillon »(FB) ?
La crise économique, tout comme la crise environnementale nous offre une formidable opportunité pour repenser notre mode de vie et plus encore les relations que nous entretenons avec le monde, avec les mondes qui nous entourent : les relations internationales, les relations économiques, mais plus directement pour les citoyens que nous sommes nos relations à l’argent, la consommation, nos relations aux autres, nos relations à ceux qui nous gouvernent…et si la crise nous obligeait à devenir éco-citoyens du monde, respectueux et solidaires, consommateurs responsables…et s’il fallait bien en passer par là puisque comme l’affirme Jean Monnet (économiste français, 1888/1979) :
« les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise."
Chaque crise nous a amené à nous approcher un peu plus de nous-mêmes, à repenser nos priorités, à nous délester du superflu pour nous approcher un peu plus de l’essentiel.
Crise environnementale et crise économique ne sont que 2 conséquences de l’emballement dans lequel les avancées technologiques nous ont permis de nous laisser entraîner…parce que dans cette société du toujours plus de tout, nous avons perdu toute mesure, les crises nous obligent aujourd’hui à repenser nos besoins, notre manière de voir la vie et les relations avec notre environnement humain et non-humain. Les crises nous amènent aujourd’hui me semble-t-il à compenser en profondeur et en densité ce que nous perdons en superflu.
Et si nous étions capables de saisir cette opportunité pour commencer à construire un monde plus responsable, plus équitable…plus humain ?
Les crises ouvrant la voie à la naissance d’un nouvel humanisme ?
Oui c’est possible et tous mes vœux vont en ce sens pour cette nouvelle année.
Puissions-nous utiliser les changements que nous traversons actuellement pour construire un monde meilleur…
Aujourd’hui, ça n’est pas une utopie : les voies ouvertes par l’inévitable mondialisation et la crise environnementale (et dans le but de permettre la poursuite de notre vie sur terre) vont toutes dans ce sens : un monde durable aujourd’hui, c’est un monde dans lequel le progrès économique est aussi social et respectueux de l’environnement…où les citoyens sont responsables localement de l’état global du monde, où chacun là où il se trouve doit exercer sa responsabilité et prendre part aux décisions qui le concerne. C’est la voie ouverte dans le monde entier (cf le site du PNUE) pour construire un futur viable et vivable, nécessairement équitable et solidaire.
Avec tous mes vœux pour une année Durable !
Pour aller plus loin:
Programme des nations Unies pour l'environnement
En france, la Charte de l'environnement est adossée à la Constitution
Frédéric Couston: "l'écologisme est-il un humanisme?"
Photos: lulu, Costa Rica 2007 (papillons dans leur environnement naturel)
14:14 Publié dans Le jardin de la rédaction (éditorial) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crise, développement durable, humanisme
samedi, 13 décembre 2008
Absente pour cause de formation!

Désolée de cette longue absence sur le blog...c'est que je suis très occupée, j'en néglige même mon jardin...
Souhaitant mettre ma vie professionnelle en accord avec mes valeurs, passer "des idées aux actes" et ai décidé de prendre un Congé Individuel de Formation d'une année pour préparer le Master II "Communication éco-citoyenne, Patrimoines et Développement Durable" à l'Université de Nice Sophia Antipolis. Bref me voilà redevenue étudiante...aventure passionante qui remplit mes journées et occupe toutes mes pensées!
Je tiens à remercier ici mes fidèles lecteurs: malgré ce long silence, vous êtes encore 50 à venir chaque jour visiter mon blog et je vous en remercie!
Après vous en avoir dit un peu plus sur le développement durable et sur cette formation, je vous expliquerai comment chacun d'entre vous, salarié, peut, comme moi, faire une pause dans sa carrière pour reprendre des études ou se former dans le domaine de son choix.
Le Développement Durable, késako?
La définition la plus explicite demeure notre capacité à satisfaire nos besoins présents sans compromettre ceux des générations futures, ceci à l'échelle mondiale bien évidemment.

Le développement durable se veut un processus de développement qui concilie l'écologique, l'économique et le social: c'est un développement, économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable. Il est respectueux des ressources naturelles et des écosystèmes, support de vie sur Terre, qui garantit l'efficacité économique, sans perdre de vue les finalités sociales du développement que sont la lutte contre la pauvreté, contre les inégalités, contre l'exclusion et la recherche de l'équité.
Une stratégie de développement durable doit être gagnante de ce triple point de vue, et repose de fait sur une nouvelle forme de gouvernance, où la mobilisation et la participation de tous les acteurs de la société civile aux processus de décision doit prendre le pas sur le simple échange d’informations. Le développement durable entend promouvoir la démocratie participative et rénover l'approche citoyenne.
Pourquoi le développement durable est incontournable: l'urgence environnementale
Le monde prend conscience de la menace d'un réchauffement climatique qui serait dû à la croissance des émissions de gaz à effet de serre. À mesure que nous bâtissons un groupe mondial, nous développons à la fois notre responsabilité face à ce problème planétaire et nos moyens d'apporter des solutions pour concilier croissance économique, respect de l'environnement et progrès social.
Si l’on en croit les données démographiques, il y a de fortes chances pour que la Terre soit peuplée de 10 milliards d’êtres humains avant le milieu du siècle.
Quatre milliards de bouches supplémentaires à nourrir, dont la plupart se trouveront sans doute dans les mégalopoles du tiers-monde.
Quatre milliards d’hommes qu’il faudra loger, chauffer, éclairer alors que 800 millions de personnes souffrent toujours de faim à l’heure actuelle, qu’un milliard et demi n’ont pas accès à l’eau potable et deux milliards ne sont pas raccordés aux réseaux d’électricité !
Or, en 2050, si chaque habitant des pays en développement consomment autant d’énergie qu’un Japonais en 1973, la consommation mondiale d’énergie sera multipliée par quatre !
Certes, en l’espace de seulement un demi-siècle, le niveau de vie d’une partie de l’humanité a plus évolué que pendant deux millénaires. Mais en contrepartie, les catastrophes industrielles n’ont cessé de se multiplier : Tchernobyl, Seveso, Bhopal, Exxon Valdez pour ne citer que les plus graves. Sans oublier les dégâts écologiques inquiétants : pollution de l’air et de l’eau, disparitions des espèces animales et végétales, déforestation massive, désertification….
D’où ces questions fondamentales :
Comment concilier progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète ?
Comment répartir les richesses entre les pays riches et ceux moins développés ?
Comment donner un minimum de richesses à ces millions d’hommes, de femmes et d’enfants encore démunies à l’heure où la planète semble déjà asphyxiée par le prélèvement effréné de ses ressources naturelles ?
Comment faire en sorte de léguer une terre en bonne santé à nos enfants ?
C’est pour apporter des réponses concrètes à ces questions qu’est né le concept de développement durable.
La formation: Master II "Communication éco-citoyenne, Patrimoines et Développement Durable"
"L'objectif est de former des communicants du développement durable capables de mener :
- Une communication éco - citoyenne qui relaie l'engagement des organisations - état, entreprises, collectivités, associations...- pour un développement durable (démarche Iso, Agenda 21, système de management environnemental, responsabilités sociale et sociétale, etc.) et qui suscite une mobilisation autour de leurs projets (communication interne, externe, de proximité, de crise, institutionnelle, sensibilisation, éducation, etc.)
- Une valorisation des territoires qui met en visibilité l'identité et les dynamiques locales en favorisant le lien social, la transmission patrimoniale et l'écotourisme (muséologie, médiation culturelle et naturaliste, animation scientifique, interprétation de sites, etc.)"
Retrouvez ces infos sur le site de l'Université Nice Sophia Antipolis
Une formation vraiment passionante, avec juste ce qu'il faut de cours magistraux, beaucoup de concret, du terrain...bref, de quoi se remplir la tête et nourrir la reflexion tout en gardant les deux pieds bien ancrés dans "la vraie vie". Les 5 mois de cours seront suivis de 5 à 6 mois de stage pratique, le tout se terminant par un mémoire qui nous permettra d'approfondir notre connaissance d'un sujet de notre choix tout en capitalisant les acquis de la formation.
Le Congé Individuel de Formation:
Quels sont les objectifs:
Le CIF permet à tout travailleur, au cours de sa vie professionnelle, de suivre à son initiative et à titre individuel, des actions de formation, indépendamment de sa participation aux stages compris dans le plan de formation de l’entreprise. Sauf accord sur une durée plus longue, l’absence ne peut être supérieure à un an pour un stage à temps plein ou à 1 200 heures pour un stage à temps partiel. Ce congé permet également de préparer et de passer un examen.
Qui peut en bénéficier?
Tout salarié peut accéder à un congé individuel de formation, quels que soient l’effectif de l’entreprise et la nature de son contrat de travail. Une condition d’ancienneté est nécessaire : 24 mois consécutifs ou non en tant que salarié dont 12 mois dans l’entreprise (36 mois dans les entreprises artisanales de moins de 10 salariés). Un délai de franchise entre deux CIF doit être respecté. Sa durée, qui dépend de celle du précédent congé individuel de formation, ne peut être inférieure à 6 mois ni supérieure à 6 ans.
Quelles sont les démarches à accomplir auprès de l’employeur ?
Le salarié présente à son employeur dans un délai de 60 jours (ou 120 jours pour des stages d’une durée continue de plus de 6 mois) une demande écrite d’autorisation d’absence qui indique avec précision l’intitulé, la date d’ouverture, la durée de la formation, ainsi que l’organisme qui la réalise. Que peut répondre l’employeur ? Si le salarié remplit les conditions d’ouverture du droit au CIF (ancienneté, délai de franchise) et respecte la procédure de demande d’autorisation d’absence, l’employeur ne peut pas s’opposer au départ en formation du salarié. Il peut cependant en reporter la date pour des motifs liés aux nécessités de service.
Je conseille à tous et toutes de profiter, au cours de sa vie professionnelle de cette formidable bouffée d'oxygène.
Un bon moyen de sortir du "métro-boulot-dodo", s'ouvrir à d'autres horizons, rencontrer d'autres gens, se sentir vivants!
Au delà du plaisir d'apprendre, c'est aussi la possibilité pour tous de mettre un oeuvre un projet personnel, qu'il débouche ou non sur une réorientation professionnelle.
Pour des infos sur ma formation, le congé individuel de formation ou le développement durable en général, n'hésitez pas à me contacter sur le blog, je vous répondrai avec plaisir!
Bons préparatifs de Noël à tous, pour des fêtes Durables et Equitables!
Lulu
13:27 Publié dans Le jardin de la rédaction (éditorial) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : master, développement durable, congé individuel de formation, communication écocitoyenne
vendredi, 19 septembre 2008
Le miel
Le miel, produit naturel par excellence: il ne subit aucun traitement de la ruche à notre cuisine et se conserve indéfiniment: on aurait même retrouvé du miel intact dans les pyramides.
Il est le fruit de la collaboration entre les abeilles et l'appiculteur: en échange du "gîte et du couvert" (abris sûr et nourriture lorsque c'est nécessaire), l'appiculteur prélève une partie du fruit du travail des abeilles...
Tout est réutilisé, la cire refondue et le miel impur rendu aux abeilles.
Aujourd'hui, nous avons eu la chance de passer la journée auprès de Jacques, appiculteur amateur et voici en images, toutes les étapes de la ruche au pot de miel.
Faites un geste pour votre santé et pour l'environnement: consommez du miel!
En plus d'être agréable au goût, le miel est excellent pour notre santé et les abeilles indispensables à la survie de 80% des espèces. Si les abeilles disparaissaient totalement,nousn'aurions plus que 4 année de survie sur terre: en effet, elles jouent un rôle primordial dans la pollinisation et leur protection est indispensable: leur survie est en effet menacée par la pollution et l'utilisation massive d'insecticides...les appiculteurs participent à la protection de l'espèce et la meilleure manière pour nous de les aider est encore de consommer du miel!
Pour en savoir plus sur les bienfaits du miel pour notre santé:
http://www.matindabeille.com/bienfaits-therapeutiques-du-...
Pour en savoir plus sur la necessité de protéger les abeiles:
http://www.sauvonslesabeilles.com/
Très bientôt, de nouvelles recettes à base de miel...(en attendant, voir la recette du pain d'épices publiée le 10/09/07 dans "le jardin gourmand)!
08:35 Publié dans Le jardin de la rédaction (éditorial) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : miel, abeilles
vendredi, 20 juin 2008
Aujourd'hui c'est l'été: le point sur les protections solaires!
Le soleil permet la vie sur terre...c'est lui qui permet aux plantes de pousser et grâce à lui que nous pouvons vivre! Nous avons besoin de son rayonnement pour fabriquer de la vitamine D, précurseur du calcium... il influe aussi sur notre système de gestion de l'humeur...sans soleil in déprime (au point que les habitants des régions où le soleil ne brille que 6 mois de l'année fixent sur leurs têtes de petites lampes dont le rayonnement reproduit l'ensoleillement pour résister à la dépression saisonnière responsable de nombreux suicides)...
Mais sait-on que 5 à 10 minutes d’exposition quotidienne au soleil suffisent ?
D’ailleurs, c’est plutôt la lumière qui est responsable de notre forme. C’est en effet elle qui agit sur la mélatonine, l’hormone qui règle notre rythme biologique et nos humeurs
Bref, le soleil c'est bien, c'est agréable et ça nous rend heureux...comme toujours, tout est question de dosage et l'été, nous devons aussi nous en protéger!
Inutile de rappeler que la meilleure protection contre le soleil c'est l'ombre! (ben oui!!!)
Les vêtements biensûr assurent également une protection efficace...T Shirt, chapeau, lunettes...
Ceci dit, bien difficile de se camoufler entièrement quand il fait 35° à l'ombre...et puis se baigner habillé, c'est pas le top...pourtant ça fait du bien de nager!...jardiner la nuit, il faut aimer...
Alors on a inventé la crème solaire! (ouf!)
Personnellement, je suis tout le temps dehors (je veux dire tous les moments où je ne suis pas obligée d'être enfermée dans un bureau!)...simplement parce que tout ce que j'aime faire ou presque se fait dehors: jardiner, faire du vélo, du kayack, nager...et même bouquiner...dehors avec les petits oiseaux, quel bonheur!
Dans notre région le soleil cogne fort...cela m'oblige à m'enduire de crème très souvent...d'où l'importance de bien choisir son produit afin d'être sûre d'être correctement protégée et d'éviter de m'intoxiquer à forte dose par la peau...
Vu le nombre de produits sur le marché, j'ai cherché des infos avant de faire un choix et vous livre ici mes découvertes:
L'indice de protection (IP ou FPS):
Aucun filtre ne protège à 100%, l'écran total n'existe pas! (si: c'est rester à l'ombre!)
Son calcul résulte d’une méthode que tous les laboratoires appliquent. Des volontaires viennent exposer leur dos, divisé en différentes zones (une sans protection solaire, l’autre ou les autres recouvertes de crèmes solaires), à un rayonnement artificiel d’UV. Le lendemain, on mesure le temps de protection contre les coups de soleil de chaque zone de peau et l’on en déduit l’indice de la crème. L'indice de protection est le rapport existant entre le temps nécessaire pour "obtenir" un coup de soleil avec et sans produit.
Les indices s'échelonnent de 8 à 90 voire plus.
Ce qu'il faut savoir c'est que la protection augmente très vite entre 0 et 30, mais ensuite entre 30 et 90, la différence de protection est minime...on parle même d'un risque supplémentaire pour les indices très élevés, du fait que l'utilisateur se sent très protéger et va, du coup, prendre plus de risques en restant plus longtemps au soleil!
On parle ici de protection contre les UVB. Les calculs sur les UVA s'avèrent plus hasardeux, parce qu'ils ne provoquent pas, eux, de coups de soleil...mais sont responsables de l'apparition de cancer de la peau!
Les ultraviolets, les UVA et les UVB
La quantité de lumière reçue du soleil, et donc celle des rayons ultraviolets (UV), change avec :
La latitude : le soleil est plus fort sous les tropiques ;
L’altitude : plus on monte, plus l’index UV est important ;
L’heure : à midi, les rayons sont verticaux, donc plus agressifs ;
Les saisons : le soleil est plus fort l’été que l’hiver.
Les risques d’exposition ne concernent pas seulement la période estivale. Entre les mois de septembre et d’avril, il faut savoir que les rayons UVA rayonnent dix-huit fois plus que les UVB. Et ce sont les plus dangereux, car les UVB sont arrêtés par la couche cornée tandis que les UVA pénètrent plus profondément dans la peau. Les UVA sont responsables des risques d’allergies et des cancers de la peau, alors que les UVB occasionnent les coups de soleil.
Il est donc particulièrement important de choisir une crème solaire qui protège à la fois des UVA et des UVB!
Quel type de filtre?
Il existe 2 types de filtres:
Les filtres chimiques ou organiques se composent de molécules à base de carbone, ils protègent de certains UVA et de certains UVB mais ne sont pas efficaces contre tous les rayonnements solaires. De plus, ils penetrent dans la peau.Ces filtres présentent des risques d’allergies à ces filtres de synthèse, ils sont soupçonnés d’avoir un impact sur l’équilibre hormonal de l’homme, ils sont polluants pour notre environnement et ils ne deviennent actifs que 20 ou 30 minutes après leur application.
Leur efficacité de la protection ne dure que quelques heures
Les filtres minéraux sont constitués de particules de pigments qui réfléchissent les UV, ceux-ci ne pénètrent pas dans la peau et ne provoquent pas d'allergies. Très efficaces sur tout le spectre solaire (UVA et UVB), ils sont naturels et protègent immédiatement après l'application et plus longtemps (photostables, c'est à dire non dégradés par l'ensoleillement!).
Seul problème : ils se présentent sous la forme d’une poudre blanche difficile à étaler.
Vous aurez bien compris qu'il me paraît préférable de supporter ce désagrément (d'ailleurs comme ça on voit où on a mis de la crème, d'ailleurs!) que de se tartiner avec un truc qui protège à moitié et fait entrer des produits chimiques par ma peau!!!
Mon choix est fait!!!
Bio ou pas?
Les marques de cosmétiques bio ont constitué des gammes complètes de produits de protection solaires bio utilisant comme principe de protection les filtres minéraux, exclusivement.
Ces produits sont par ailleurs sans conservateur, colorant ou parfum de synthèse.
Leur efficacité et indices de protection contrôlés par des laboratoires indépendants.
Choisissez des produits certifiés cosmétiques bio BDIH, Cosmebio ou AIAB.
Comme d'habitude, c'est meilleur pour nous et meilleur pour l'environnement!!!
En ce qui concerne le porte monnaie...comme d'hab', c'est pas plus cher de choisir du bio: le marché des produits solaires de qualité conventionnels étant largement couvert par les marques...vous allez payer la marque et finalement...trouver moins cher en bio!!!
Mon choix:
Le meilleur rapport qualité/prix: la gamme LAVERA.
Vous les trouverez facilement sur internet (comparez les prix)...ou plus simplement dans votre boutique bio habituelle...au même prix et sans les frais de port...et sans carbone pour les transporter individuellement jusqu'à chez vous puisque, en même temps, la boutique, vous y êtes déjà!!!
Du coup, j'en ai pris 2:


Comme ça il y en a pour toute la famille et pour les zones plus ou moins sensibles du corps...de quoi se bronzer les jambes en protégeant le decolleté!!!
Je vous en dirai des nouvelles!!!
Pour aller plus loin (mes sources):
http://www.econo-ecolo.org/spip.php?article1162
http://www.beaute-conseils-infos.com/cosmetiques-femme/co...
http://www.doctissimo.fr/html/beaute/dossiers/bronzage/ni...
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mardi, 06 mai 2008
Sport et Nature dans le Verdon
Les beaux jours arrivent...on a sorti les vélos et le kayak pour un long week end au lac de Ste Croix.
A à peine plus de 2h de la maison, calme, nature et petit budget, un grand bol d'air pur!...elle est pas belle la vie?
Pour l'hébergement, on a choisi de louer un petit chalet au camping du petit lac, près de Moustier ste Marie:budget pour 4 jours/3 nuits et pour 4 personnes: 159 euros...soient moins de 80 euros par couple...
L'endroit est connu, pensez à réserver:
http://www.lepetitlac.com/page3.php3
Jeudi après midi, à peine installés, on gonfle le kayak pour une excursion dans les gorges du Verdon: en partant du lac et en passant sous le pont, on remonte les gorges:Tout émerveillés par le paysage, on commence à se faire les bras! Pas mal de pédalos et kayaks de location au démarrage, c'est beaucoup plus calme ensuite: les gens louent pour une heure...donc passée la première 1/2 heure, il y a beaucoup moins de monde...
Vendredi:On va en voiture jusqu'au village d'Esparron...une merveille...!
C'est là qu'on va mettre à l'eau pour une journée en kayak: nous allons du lac d'Esparron au lac de Quinson, par les gorges:

Superbe balade de 9km: le site est grandiose...
(en haut, las d'Esparron, en bas, lac de Quinson, à droite, les gorges)

Pique nique au lac de Quinson avant d'attaquer le retour...près de 5h de kayak en tout...Fourbus et ravis, on n'avait pas volé un bon petit café en terrasse en arrivant à Esparron!!!
Samedi: on laisse reposer les bras...et on prend les vélos à la découverte du plateau de Valensole par les petites routes: des kilomètres à rouler entre blés et lavandes...là aussi, le paysage vaut le détour:

Dimanche: Encore un petit tour de kayak...mise à l'eau à Bauduen et petit tour sur le lac avant de reprendre la route.
Je vous recommande, hors saison, un long week end au lac de Ste Croix.
Pour info: http://www.parcduverdon.fr/accueil-1-1.html
12:15 Publié dans Le jardin de la rédaction (éditorial) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 21 avril 2008
Et si on mangeait moins de viande....?
On serait en meilleure sante :

Notre régime alimentaire, dans les pays riches, est généralement constitué de trop d’hydrates de carbones (sucres), de lipides (en particulier acides gras saturés, source de cholestérol) et de viande. La consommation régulière de viande est un phénomène récent qui contribue à augmenter le risque cardio-vasculaire, l’obésité, les rhumatismes.
Certaines études ont montré qu’il existe un rapport entre la quantité de viande rouge consommée et l’augmentation du cancer du gros intestin.
Diminuer sa consommation de viande, c’est rééquilibrer son alimentation en augmentant sa consommation de légumes, fruits, légumineuses et céréales.
Une alimentation équilibrée peut prévenir les cancers de l’estomac, mais également d’autres formes de cancer telles que cancer du sein, du poumon, de l’utérus, de la prostate par la consommation plus importante d’aliments protecteurs.
Rappelons que pour un adulte, la ration conseillée en viande est de 100 gr, 3 à 4 fois par semaine, en évitant les charcuteries riches en graisses…force est de constater que nous dépassons largement ce seuil… ! (La consommation est passée de 30kg à 100kg par an et par habitant en France soient 270gr par jour !!!)
(causes de décès aux USA: 35% liées au surpoids!)
On pourrait nourrir tous les habitants de la planète :

Au niveau mondial, la consommation de viande par habitant a augmenté de 60% en 40 ans, alors qu’en parallèle, la population a été multipliée par 2, soient des besoins multipliés par 3,2.
En France, 65 à 70% de la surface agricole est consacrée à l’alimentation des animaux. Les cultures légumières et fruitières (hors vignes et pommes de terre) ne représentent que 2% des surfaces agricoles. Rien d’étonnant à cela lorsqu’on sait qu’il faut 10kg de céréales pour produire un kilo de viande et qu’il faut 5 fois plus d’eau pour produire des protéines de viande que des protéines de soja.
Vous l’aurez compris, la surface de terres cultivables sur la planète n’est pas assez grande pour produire de quoi nourrir tous ses habitants avec une ration excessive de viande…c’est donc le privilège des pays riches de se gaver de viande à en mourir (obésité, maladies cardio-vasculaires, cancers) alors que dans les pays pauvres, on meurt de faim et de soif en cultivant de quoi nourrir…nos vaches !
Vous avez dit crise alimentaire mondiale ?
On réduirait les émissions de CO2 :
A propos du réchauffement climatique, la production d’un kilo de bœuf engendre près de 80 fois plus de gaz à effet de serre que la production d’un kilo de blé et représente l’équivalent de 60km en voiture. En 2000, les émissions de CO2 attribuées à la production de viande atteignaient environ 7 millions de tonnes. Une réduction de 10% de la consommation de bœuf (compensée par la consommation de volaille) pourrait réduire les émissions totales de gaz à effet de serre de 0,9 millions de tonnes d’équivalent CO2. Si on plus, on remplace le bœuf par des protéines végétales, le score s’améliore encore… !
(répartition des émissions de gaz à effet de serre par type d'activité dans le monde)
On pourrait tous manger bio :

Ces besoins démesurés nécessitent une production intensive, et donc l’utilisation massive d’OGM et de pesticides dont la neutralité sur la santé est loin d’être prouvée.(et je pèse mes mots !). Si nous acceptions de manger moins de viande, il deviendrait possible de tout manger bio : une perte de rendement de 50% (en France, le rendement du blé bio est d’environ 40 quintaux l’hectare contre 80 en agriculture intensive) serait tout à fait acceptable, et l’on pourrait se passer d’OGM et de pesticides. Nous nourrir ne coûterait pas plus cher, mais pour le même prix, et surtout pour la même surface cultivable, nous aurions une alimentation moins riche en viande (notamment en bœuf) d’environ 1/3 avec un bénéfice important tant pour notre santé que pour l’environnement.
On réduirait la pollution :
Les activités agricoles sont une source majeure de pollution de l’eau, en évitant cette pollution, on éviterait aussi les coûts afférents à la dépollution (parlez du prix de l’eau aux consommateurs de Bretagne, région pourtant bien dotée en eau !!!).
(marée verte en Bretagne: prolifération d'algue verte dûe à la présence de nitrates)
L’utilisation massive de pesticides (rappelons que la France est le premier consommateur européen de pesticides) et d’engrais a des effets dommageables sur les écosystèmes, participe à l’appauvrissement de la biodiversité et à la disparition d’espèces vivant dans les rivières ou sur le littoral.
On pourrait réduire le chômage :

L’agriculture bio est plus consommatrice de main d’œuvre que l’agriculture conventionnelle, à chiffre d’affaire équivalent. On peut donc imaginer qu’en payant plus cher ses produits, on réduirait la facture de l’assurance chômage et on offrirait au plus grand nombre la possibilité de sortir de l’assistanat et vivre dignement de son travail…
Tous paysans ? Bien sûr cela va à l’encontre de notre culture qui, depuis la révolution industrielle a considérablement dévalorisé le travail de la terre…travaux pénibles, isolement social, pauvreté intellectuelle…bien sûr…
Sauf que l’avènement du « tout industriel » montre aujourd’hui ses limites…notre société est malade du stress, on se suicide aujourd’hui au sein même de son entreprise, on rencontre des difficultés pour se loger dans nos villes surpeuplées et polluées…on aspire à un retour à la campagne, on vit de plus en plus loin des villes où l’on se rend pourtant pour travailler…et si on pouvait trouver une qualité de vie supérieure en vivant et travaillant loin des villes ?
Si vous avez des amis qui vivent d’une activité agricole, vous savez qu’on est bien loin de l’agriculteur du siècle dernier replié sur lui-même et arriéré…le travail de la terre est noble, les agriculteurs vivent, comme les citadins, à l’heure d’internet et du téléphone portable, évidemment ; la vie culturelle est très développée en milieu rural. En outre, cet environnement permet de créer facilement du lien social, on y vit « à échelle humaine », les personnes âgées n’y meurent pas seules dans leur appartement sans que personne ne s’en aperçoive, l’intégration sociale s’y fait mieux et les enfants ne « traînent » pas aux pieds des tours…
De quoi réfléchir à notre mode de vie…Vous avez dit "fracture sociale"?
Mais concrètement, comment faire ?

Mangeons moins de viande et en proportion plus de céréales, fruits et légumes, privilégions les fruits et légumes de saison et de production locale ayant une moindre pression sur l’environnement ‘engrais, pesticides).
Trop cher, le bio ?
Faites l’expérience…la viande, et en particulier la viande rouge pèse lourd sur notre budget alimentaire…en réduisant sa consommation, on pourra acheter en bio ce qu’on achetait habituellement en « conventionnel »…pour le même budget !
J’ai fait l’expérience cette semaine : j’ai acheté tous mes produits de base en bio, pâtes, riz, farines, légumes secs, tofu, fromages, laits (vache et soja) et œufs, et même sel…je n’achète que des produits de base, c’est vrai, mais je n’achetais pas ou très peu de produits manufacturés avant non plus. Cuisiner soi-même, ça fait plaisir, c’est créatif et épanouissant, c’est plus sain…et ça permet de réduire considérablement le coût et donc d’acheter de la qualité…ce n’est pas une question de temps, je travaille à plein temps moi aussi et ai toutes les activités d’une mère de famille…c’est juste une question de choix et d’organisation…je cuisine 2h le weekend end pour toute la semaine ou le soir, un jour pour le lendemain…
J’achète très peu de légumes (mais j’en achetais très peu aussi avant) puisque je fais pousser dans mon jardin de quoi nourrir ma famille…je fais des conserves pour l’hiver. Ceci est accessible à presque tous ceux qui ont la chance d’avoir un jardin : mon potager fait à peine plus de 20 m2.
Certains penseront que je suis une « esclave »…pas du tout…le jardin ne donne pas tant de travail et c’est un grand plaisir le soir, l’été en rentrant du boulot de passer une heure dehors au soleil à gratouiller son jardin de temps en temps…
Je ne passe pas ma vie à la maison entre jardin et fourneaux…pas du tout…je sors, je lis, je fais du sport et profite de mon petit mari, vois des amis, pars en vacances…bref la vie, quoi !!!
Pour en revenir à mes courses de la semaine…tout bio, donc cette semaine et sans acheter de viande (j’ai au congé largement de quoi tenir la semaine puisqu’on va en manger moins !)…et bien le budget est le même…peut-être un peu moins que d’habitude… !
A vérifier dans le temps…mais c’est encourageant…ça veut dire, comme d’habitude, que ce qui est bon pour la planète et pour ma santé l’est aussi pour mon porte-monnaie…ce serait dommage de s’en priver !!!
Vous aussi, faites l’expérience !!!
Mes sources (ou "pour aller plus loin"):
http://www.manicore.com/documentation/manger_bio
http://www.ecoconso.be/article286.html
http://soblogue.com/news/manger-moins-de-viande-par-solid...
http://consomacteurs.canalblog.com/archives/2006/07/19/23...
http://www.campagnesetenvironnement.fr/manger-moins-de-vi...
http://www.greentrade.net/fr/iverte/455.html
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2...
Idées recettes:
http://www.laplage.fr/boutic/bou_vpro.cgi?codepro=MMV04
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